Par La Rédaction - publié le 12 juillet 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h09 - 0 commentaire(s)
Bien entendu, au-delà son exquise ambiance victorienne des pays de l'Est (tant pis si Prague arbore des allures de carte postale, c'est beau !), de ses seconds rôles aux trognes patibulaires et de son savoureux mélange technologie/série noire, le spectateur retiendra de Mission : Impossible ses deux séquences majeures. Un cambriolage lorgnant vers le Topkapi de Jules Dassin, et une poursuite ferroviaire où agents de tous poils s'agrippent à la carlingue d'un TGV lancé à pleine vitesse. "Des scènes gratuites" répéteront les grognons, mais allégeant un script volontairement touffu, dont De Palma parvient de toute façon à tirer des merveilles sur l'ensemble de ses scènes, qu'elles se perdent en palabres ou qu'elles déchaînent quelques empoignades musclées. Un spectacle faramineux propulsant une histoire d'une intelligence folle dans un film d'action grandement au dessus du lot, et propulsant surtout Mission Impossible la série sur grand écran à l'image du petit Tom Cruise, lui-même propulsé sur la caméra après l'explosion d'un hélicoptère. De symboles, le film n'en déborde sans doute pas tant que ça, mais il procure un plaisir suffisamment évident pour laisser une trace certaine dans l'histoire du blockbuster de qualité. Quelque chose comme une mission accomplie.



En revanche, le second volet est moins alambiqué, plus direct et même trop direct pour ne pas éviter une certaine fadasserie dans le déroulement des événements. Si la maîtrise formelle de John Woo ne fait aucun doute, le cinéaste recycle quelques unes de ses figures de style les plus connues (encore une colombe) sans franchement y croire. C’est la capitulation d’un cinéaste qui s’est vendu corps et âme aux majors Hollywoodiennes dans un opus qui se laisse mollement reluquer, hanté par ailleurs par quelques ombres tutélaires précises (lire notre dossier sur les parallélismes étranges). Dommage que Woo n’ait pas renouvelé l’exploit de Volte / Face, tentative Hollywoodienne autrement plus convaincante et dense qui s’imposait comme un idéal de film d’action qui concilie intelligence du script, excellence des interprètes et brio de la réal. Le troisième volet, de facture supérieure, répare les quelques frustrations laissées par le précédent opus pour combler toutes les catégories de public.




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