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Test Dvd : Black Snake Moan + Dossier Christina Ricci [page 1]

Par - publié le 10 octobre 2007 à 00h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h46 - 0 commentaire(s)
Christina Ricci et Samuel L. Jackson, sidérants, cherchent la rédemption dans ce film très étrange construit comme un morceau de blues qui fredonne les rencontres marginales et les introspections déchirantes. Le meilleur du cinéma indépendant US par le réalisateur Craig Brewer (Hustle & Flow). Black is beautiful.

Nous avons testé rien que pour vous l'édition dvd de cette perle de cinéma qu'est Black snake moan, et comme un bonheur n'arrive jamais seul, retrouvez également notre dossier spécial Christina "j'allume Samuel L Jackson" Ricci par Romain "je bronze à Sitges" Le Vern ci-dessous...

On l’a remarquée alors qu’elle jouait un jour de la semaine. Aujourd’hui, la poupée gothique a grandi : elle a 27 ans et sous la caméra de Craig Brewer, incarne une lolita trash nymphomane et cadenassée par un démon gourou purificateur. Christina est si sexy dans Black Snake Moan qu’elle stimulerait la libido d’un vieux loup de mer black (et peut-être bien la nôtre). Suprême, parce qu’elle le vaut bien.


SHOOP SHOOP SONG
La vie est rose pour Christina. Papa avocat et psy (il fait hurler les patients pour les désinhiber), maman ex-mannequin reconvertie dans l’immobilier. Un beau jour ensoleillé, Christina joue avec ses amies dans sa petite école du New Jersey, jusqu’à ce qu’un critique de cinéma qui a son môme dans ladite école la repère. A partir de là, tout s’enchaîne : les pubs, tout d’abord (qu’elle exécute à l’âge de six ans), puis le cinéma : elle devient trois ans plus tard l’une des sirènes de Richard Benjamin, aux côtés de la chanteuse Cher et sa grande copine Winona Ryder. Toutes les trois, elles s’amusent à narguer Bob Hopkins en poussant la Shoop Shoop Song (tube planétaire qui a squatté les charts de l’époque dorée et accessoirement reprise bling-bling des Supremes).


Pendant le film, les spectateurs préfèrent la lisse Winona qui succombera la première à l’univers de Tim Burton (l’inestimable Edward aux mains d’argent). Christina sera son ennemie jurée en se spécialisant dans tout ce que Winona n’osera faire qu’après coup : les rôles de barges – miss Rider ne les commencera qu'à partir d'Une vie volée, de James Mangold, film que l’on préférera sous son titre US (Girls Interrupted), sorte de Vol au-dessus d’un nid de coucou au féminin, où la vraie révélation ne sera pas Winona mais Angelina Jolie (encore pas de chance). Depuis, Christina, elle, a eu le temps de jouer les cintrés, les marginales, les gothiques. Un an après avoir dansé la Shoop Shoop song, Christina range au placard son sourire et ses bonnes manières pour jouer la diablesse Mercredi dans La famille Addams, de Barry Sonnenfeld et rencontre un univers qui lui sied davantage et des gens itou (Anjelica Huston qui la fera tourner dans son long métrage Bastard Out of Carolina que personne n’a vu en France mais que tout le monde s’accorde à dire qu’il est «controversé»)


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