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LE SOMMAIRE DU DOSSIER

Test Dvd : Les Infiltres + Dossier Scorsese [page 10]

Par La Rédaction - publié le 05 juin 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h41 - 0 commentaire(s)
CASINO

Casino pourrait fonctionner en parallèle avec Les Affranchis dans sa mise en scène. Même voix off. Mêmes procédés de mise en scène et de narration : la réussite, l’argent roi et la part sombre des affaires. Ces sujets sont traités ici avec plus de violence encore notamment avec le personnage de Joe Pesci, plus psychopathe et incontrôlable que jamais. Il fonctionne une fois encore, ce couple de Niro/Pesci, l’un calme et raisonnable, l’autre violent et ne tolérant aucune limite.



Mais là où tout change, c’est que l’action se passe à Las Vegas, C’est à dire, hors des rues de New York, dans cette grande ville tentatrice et clinquante au milieu du désert, qui a fait étalage de toutes les pires convoitises et invitent toutes les cupidités au fronton de ses temples de pacotille au néons aveuglants. Ici l’attraction trouble est encouragée, le crime est organisé, loin du « racket » et des gros casses qui étaient le lot des rues de New York, on est ici dans la corruption de haut-vol, le détournement de fonds, l’exploitation jusqu’au dernier centime de toutes les faiblesses humaines. Ce qui se faisait en secret ailleurs est dans ce film au grand jour. Las Vegas aura votre peau et c’est toujours le casino qui gagne à la sortie.

Scorsese nous invite dans les coulisses de cette ville étrange, à travers le parcours d’Ace Rothstein, parieur de génie qui se voit confier la gestion d’un casino, et par le récit qu’il en fait lui-même en voix off. Le seul endroit où les affranchis dans son genre reçoivent des médailles au lieu de se faire coffrer. Au début tout marche bien, le casino tourne et Ace a les coudées franches, les vieux parrains « back home » sont contents. On sent ici chez Scorsese une volonté didactique de nous apprendre comment fonctionne les casinos dans la longue introduction du film, comme un historien (aspect que l’on retrouve dans son cinéma récent). Comme dans Les Affranchis, le montage suit la voix off à merveille, avec une caméra toujours en mouvement, au rythme d’une B.O absolument en harmonie avec le propos. L’introduction de ce film est d’ailleurs une véritable leçon de mise en scène, plus encore que celle des Affranchis.



Puis arrive Sharon Stone, une rabatteuse chargée de plumer les clients jusqu’à leur dernier sou en usant de ses charmes. Elle excelle dans cette activité mais est totalement dévouée à son mac un véritable loser (James Woods). Ace tombe amoureux d’elle. Et c’est le début de la fin. Elle va avoir sur lui l’effet que la ville a sur les joueurs, elle va le détrousser, le vider, le trahir. Et puis on envoie Joe Pesci pour veiller sur ses arrières et lui ne prendra pas la précaution de résister aux attraits de la ville.


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