Pensez-vous que Harry Potter soit un handicap à votre future carrière ? N'avez-vous pas peur d'être catalogué ?D. R : Jamais je ne regretterai d'avoir incarné Harry Potter, c'est une grande chance qui m'a été donnée. Les gens dans la rue ne m'appellent pas « Harry Potter », ils m'appellent Daniel. Il n'y a que les enfants qui ont moins de sept ans et les photographes qui m'appellent « Harry ». Pour ce qui est de ma carrière de comédien, je ne pense pas que ce soit un handicap. La preuve, à la fin de l'année je pars en Australie pour tourner un film. Mais là, je suis en train de me rendre compte qu'on est en fin d'année et que le tournage est dans deux semaines. Ensuite, je reprends le tournage du cinquième Harry Potter qui débutera au mois de février.
Est-ce qu'en dehors des tournages vous côtoyez les autres acteurs, en particulier Rupert Grint et Emma Watson ?D. R : On tourne onze mois par an, je pense qu'une fois le tournage fini, on a plus trop besoin de se voir en dehors. On s'entend très bien, nous sommes devenus de très bons amis, mais on préfère s'éloigner un peu, revoir nos familles, se ressourcer.
Est-ce que vous ne ressentez pas une sorte d'enfermement dans la célébrité ?D. R : Non, pas du tout. En tout cas, tout le monde m'a aidé à alléger cette pression. Je ne fais pas les films pour être célèbre. Ma seule responsabilité est la façon dont je vais interpréter Harry Potter, comment il sera perçu par le public. Je suis responsable de mon propre engagement. Si on appréhendait à chaque début de prise la façon dont on va jouer, on n'arriverait plus à se concentrer sur le travail. La pression que j'ai, et que toute l'équipe a, n'est pas négative. On ne se soucie pas du résultat final pendant le tournage, mais on a conscience que beaucoup de personnes attendent de nous du bon travail. C'est pour ça que chaque membre de l'équipe du tournage, acteur ou technicien, s'investit à fond dans ce qu'il fait.
Comment voyez-vous la fin de Harry Potter ?D. R : Une fois on m'a posé la même question, et j'ai répondu que je pensais qu'il allait mourir. Le lendemain dans tous les journaux on pouvait lire : « Révélation de Daniel Radcliffe : Harry Potter va mourir ! ». Tout le monde était horrifié alors qu'on n'a fait que me demander mon avis. Pour que Lord Voldemort meure, je pense que Harry doit aussi mourir. Ces deux êtres sont tellement liés, en quelque sorte complémentaire, que leur destin l'est aussi. Mais je le répète, ce n'est que mon avis.
Comment vivez-vous la découverte en lisant les livres ?D. R : C'est très excitant. Je ne sais pas ce qui va se passer, je suis un fan parmi tant d'autres. Parfois je me dis : « tiens, ça va être sympa à faire, ça », ou bien : « comment je vais bien pouvoir faire ça ». Tous les comédiens du film doivent éprouver la même chose, cette sensation excitante et bizarre à la fois.