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The City Of Violence Import Hk : Le Test [page 1]

Par Elodie Leroy - publié le 11 octobre 2006 à 10h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h12 - 0 commentaire(s)
Très attendu tant par les aficionados de cinéma coréen que par les amateurs d'affrontements martiaux, The City of Violence était dévoilé pour la première fois en Occident au Marché du Film du Festival de Cannes 2006, avant d'être projeté au Festival de Venise. La campagne coréenne de ce nouveau long métrage de Ryu Seung-Wan (No Blood No Tears, Arahan) s'appuyait sur une bande-annonce survoltée laissant présager d'une heure trente de baston non stop dans une ambiance décontractée. Promesses tenues ? Oui et non. De par son scénario quelque peu banal, The City of Violence n'est pas exempt de quelques maladresses. Toutefois, ses séquences d'action diablement efficaces et inventives se révèlent largement à la hauteur des attentes et s'accompagnent non seulement d'idées visuelles originales mais aussi d'une tonalité extrêmement sympathique que l'on doit notamment à son duo d'acteurs.


Le policier Tae-Su (Jeong Du-Hong) rentre dans sa ville natale pour assister aux funérailles de son ami de lycée Wang-Jae (Ahn Kil-Kang). Il retrouve la bande d'amis avec lesquels Wang-Jae et lui passaient leur temps à l'époque : Seok-Hwan (Ryu Seung-Wan), Dong-Hwan (Jeong Seok-Yong) et Pil-Ho (Lee Beom-Su). Tae-Su apprend que Wang-Jae a été assassiné par une bande de voyous. Sceptique, le policier croit davantage à l'œuvre d'une organisation criminelle et décide de mener l'enquête.


A trente-trois ans seulement, Ryu Seung-Wan bénéficie déjà d'une aura internationale grâce aux très remarqués Die Bad, No Blood No Tears, Crying Fist et surtout Arahan. Quatre longs métrages portés par une vraie énergie et révélant chaque fois une facette différente d'un style personnel déjà bien affûté. Animé de l’intention de réaliser un film d'action pur jus, le jeune cinéaste fait appel pour The City of Violence à Jeong Du-Hong, directeur d'action et cascadeur avec lequel il travaille depuis No Blood No Tears. Personnage clé du cinéma coréen Jeong Du-Hong est l'homme à qui l'on doit les séquences d'action d'œuvres telles que Frères de Sang (Kang Je-Gyu), Musa (Kim Seong-Su) ou encore la célèbre trilogie du Fils du Général (Im Kwon-Taek). Décidé à mettre son collaborateur en avant, Ryu ne se contente pas de lui confier la direction des combats mais lui propose aussi de camper le rôle principal du film, une première pour Jeong Du-Hong qui avait pris l'habitude d'interpréter les méchants ou les seconds rôles – l'inquiétant cyborg de Natural City (Min Byung-Chun) et l'ami du boxeur dans Champion, c'était lui. Ce choix relève aussi d'un pari osé quand on sait à quel point Chungmuro (équivalent de Hollywood en Corée) ne jure que par son star-system. Limité par un budget modeste de 2,4 millions de dollars, Ryu Seung-Wan ne recule devant rien et mène son projet à bien envers et contre tout. Résultat : comme le soulignait le metteur en scène lors de notre entretien en juillet dernier à au festival Paris Cinéma, The City of Violence est à sa sortie le seul film coréen rentable du mois de mai ! Une bonne leçon pour les faiseurs de productions formatées.


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