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The Grudge : La Director's Cut Incontournable [page 1]

Par Arnaud Mangin - publié le 17 août 2005 à 03h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h33 - 0 commentaire(s)
Succès surprise, The Grudge partage les avis : éternel plat réchauffé pour les uns se contentant de refaire (en moins bien) ce qui pullule sur les écrans depuis quelques années sans jamais vouloir créer, ou surprise hormis celle de faire plier de rire toute la salle pour ses 5 dernières secondes, ou bien exercice de style pour les autres qui à défaut d'originalité verse dans l'efficacité, et accessoirement fait peur à ceux qui n'ont pas encore vu grand-chose. Quoi qu'il en soit, le film ne parvient bien évidemment à aucun moment à surpasser son modèle, Ju-on, qui transmettait le stress de ses héroïnes au spectateur avec une réelle efficacité. Nous le savons désormais, le film que nous avons découvert en salles en Décembre 2004 était le montage définitif revu et corrigé par la motion de censure américaine, et la sortie le 22 septembre prochain du film en édition double DVD va nous permettre de le redécouvrir tel quel, mais aussi dans sa director's cut, où Takashi Shimizu a pu laisser libre court à son imagination.

Après avoir enfin vu les deux versions nous allons vous dire pourquoi, avec ce petit comparatif, l'édition collector 2 DVD s'impose comme indispensable, pourquoi le premier disque ne servirait à rien seul, si ce n'est de proposer quelques suppléments intéressants. Bien entendu dans cet article les révélations seront légion pour qui n'a pas vu le film… Vous êtes prévenus.

Pas de sang à l'écran !

On avait presque tendance à ne pas s'en rendre compte, mais avec ses coups de théatre grand-guignolesques, le film nous faisait presque oublier qu'il n'y avait pas - ou très peu - de sang dans le montage salle. A l'exception d'un joli désossement gingivale bien que très furtif, les scènes gores n'étaient pas légion. Sans basculer dans le sale à outrance, cette version plus longue de 8 minutes en dévoile un peu plus. Au bout de 2 minutes 30 de film tout d'abord avec un gros plan sur le visage de Bill Pullman dans une marre de sang mais aussi sur une simple coupure au doigt de la dame malade. Rien de bien méchant pourtant, mais coupure qui en entraîne une seconde quelques minutes plus tard au court de laquelle Karen, interprétée par Sarah Michelle Gellar, lui soigne la blessure en question.



Censure trop dure pour un montage pas forcement évident non plus, on limite également un maximum de scène de meurtres dont celle de l'inspecteur sauvagement noyé avec de longs plans sur son visage. Nous retrouverons également par ailleurs, dans la dernière partie du film la découverte macabre de la femme désarticulée par Bill Pullman qui la verra s'étendre de tout son long devant lui, le son du bois et des os expliquant les étranges régurgitations du fantôme lorsqu'il s'apprête à attaquer. Au rang des découvertes nous avons désormais droit à un riche gros plan sur les cadavres des américains installés dans le grenier.



Arrêtons nous enfin sur le plan choc du film ! Le fantôme (ou le zombie, on ne sait pas trop) de Yoko découvert par Ted Raimi à la fac, l'état de la jeune femme étant tout simplement désastreux. S'il ne durait qu'à peine une poignée d'image dans la version salle, nous avons désormais tout le loisir de la contempler, et de voir sa lourde langue dégringoler le long de sa gorge béante. L'effet de surprise est désormais moins efficace que dans la version courte mais le spectacle est assuré sur le plan visuel.


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