Par La Rédaction - publié le 20 juin 2008 à 06h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h38 - 0 commentaire(s)
VOLCANO PAS CLASSE
Un Volcan émerge en plein cœur de Los Angeles ? C’est le genre de job qu’on confie généralement à Roland Emmerich. Quand ça atterrit entre les mains de Mick Jackson, l’échelle s’en retrouve plus réduite. Les coulées de Lave en fusion dans les rue de Santa Monica ressemblent à de la cire de fromage Babybel et tout le monde a l’air plus paniqué par le manque de mise en scène que par l’éruption qui menace. Sauf une mamie et un chien qui savent bien qu’ils sont dans le genre de film inoffensif où ils finiront par être sauvés par les pompiers, ou en l’occurrence Tommy Lee Jones en Mr situation d’urgence de la mairie, qui n’a pas pensé que le vrai plan Orsec à déclencher était celui d’une intervention illico sur le scénario pas vraiment en ébullition.


SMALL SOLDIERS TRES CLASSE
Quand finira-t-on par reconnaître le don de Joe Dante pour dynamiter le cinéma grand public hollywoodien ? Quatorze ans après Gremlins, il remet une petite ville des Usa à sac, cette fois-ci avec des jouets transformés en armes mortelles par un complot militaire. Small Soldiers a des airs de Toy Story en plus facétieux quand il démonte l’infantilisation par la culture du jouet des mômes. Un film pour enfants un brin déviant quand il s’attaque à des icônes culturelles comme G.I Joe ou Barbie pour en faire les figures de proue d’une charge contre le corporatisme. Le même film par Michael Bay aurait été une pétarade pyrotechnique, chez l’artisan Joe Dante, ça devient une formidable satire qui fait mouche, par ses dialogues finauds ou son humour vachard.


L'ENFER DU DEVOIR PAS CLASSE
N’importe quel critique vous le dira : William Friedkin est particulièrement chafouin. Jusqu’à faire des films dans le seul but de polémiquer. Mais parfois de manière trop grossière pour qu’on le suive. Ainsi de cet Enfer du devoir à double tranchant. D’un côté un film de procès rondement mené autour de la défense d’un colonel, ayant fait feu sur des civils lors d’une opération au Yemen, par un autre gradé dont il a sauvé la vie au Vietnam. De l’autre un débat, moral sur la notion de meurtre quand on est en mission pour un état. Jones et Samuel L.Jackson sont nickels, le scénario beaucoup moins (au point d’avoir troublé un de ses co-auteurs, un secrétaire de la Navy, qui a demandé à ne pas être crédité devant ce qu’il trouvait un peu too much). Surtout dans un twist final des plus honteux banissant toute l’objectivité qui aurait pu rendre L’enfer du devoir réellement fascinant.


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