SUR TOUT CE QUE LE CIEL PERMETEclats du mélodrame : filiations (15’)
Bourget et Berthomieu évoquent dans ce dernier volet autant le style Sirk que l’influence qu’il aura sur des cinéastes à venir. Une manière surtout d’inviter le guest virtuel de ce coffret : R.W Fassbinder.
La tendresse selon Sirk (15’)
Justement Fassbinder est presque plus présent que Sirk dans cette interview donnÈe par Todd Haynes (à l’occasion de la sortie de son
Loin du paradis). S’il parle de la relation quasi-fusionnelle du réalisateur de
Berlin Alexanderplatz à celui du
Mirage de la vie, le plus brillant reste un décryptage du mélo selon Sirk : comment transformer des romans Harlequin en discours sociologique sur l’Amérique des 50’s.
Les films libèrent la tête (10’)
Fassbinder encore avec un exercice périlleux : la lecture d’un texte écrit par lui sur Sirk. Surtout par une voix semblant pasticher celle de Patrick Brion dans ses présentations du Cinéma de Minuit. Heureusement la pertinence et la liberté de ton de Fassbinder illumine la chose.
Quand la peur dévore l’âme (25’)
S’inspirant du phénomène Mash-up, François Ozon remixe des scènes de
Tout ce que le ciel permet et de
Tous les autres s’appellent Ali. Comme une démonstration par l’image d’un parallèle entre les deux films évoqués dans les précédents bonus. Ozon allant au-delà du simple jeu de miroir entre les réalisations de Fassbinder et Sirk : en créant à partir d’elle un troisième film, fonctionnant parfaitement d’un point de vue narratif et psychologique, il appuie une très jolie thèse de contamination par les images entre les cinéastes. On a rarement vu un bonus qui tienne autant du travail de création. Fascinant.
Contract Kid (23’)
William Reynolds, comédien habitué des plateaux de Sirk revient sur sa carrière. Pour évoquer aussi bien Henry Hathaway et William Wyler. Pas inintéressant mais à la limite du hors sujet.