1. >
  2. >
  3. >
  4. >Top Bonus : Coffret Michel Deville [page 4]

Top Bonus : Coffret Michel Deville [page 4]

Par David A. - publié le 11 juin 2008 à 12h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h25 - 0 commentaire(s)
Autres petites satisfactions diverses et variées

Aux nombreuses interviews d’actrices et d’acteurs s’ajoutent également celles de collaborateurs de premier plan. On ne peut ne pas citer celle qui fut la scénariste et la monteuse privilégiée du travail du cinéaste depuis le premier long-métrage Ce soir ou jamais en 1961 jusqu’à Raphaël ou le débauché en 1971, Nina Companéez. Ils ont notamment co-réalisé ensemble un court-métrage pour la télévision en 1964, Les petites demoiselles, court-métrage inclus avec le film Adorable menteuse. Sans celle-ci à ses côtés, Michel Deville pourra cependant compter sur le concours de partenaires de talent, aussi bien Gilles Perrault, auteur du roman et scénariste de l’adaptation du Dossier 51, que de Martin Winckler, lui-même écrivain et scénariste de La maladie de Sachs. Des collaborateurs de qualité qui ont permis au cinéaste de cerner au plus juste les enjeux et la quintessence du matériau littéraire pour les adapter aux exigences du langage cinématographique.


Enfin l’historien du cinéma et directeur de la publication de la revue Positif, Michel Ciment, revient sur la place accordée en son temps au réalisateur dans la critique cinéphilique. A la fois coincé entre l’héritage du classicisme à la française, ce fameux cinéma surnommé péjorativement « cinéma de papa » et dont Henri Decoin faisait sans nul doute partie, et le désir de s’affranchir des modèles et des règles imposées, Michel Deville a toujours bénéficié d’une place de choix dans les colonnes des revues spécialisées. L’actrice Anna Karina raconte même l’anecdote suivante sur le film Ce soir ou jamais dans lequel elle interprète le rôle principal, son compagnon Jean-Luc Godard aurait dénigré le script avant de s’incliner devant la qualité et l’audace de la mise en scène de ce tout nouveau cinéaste du début des années 60. Liberté et diversité des choix de mise en scène, revisitation des règles et des codes du film de genre, Michel Deville ne s’est jamais rien interdit. Des films à revoir donc de toute urgence pour en apprécier la potentialité et l’originalité.


David A.

Retrouvez la galerie de captures pages suivantes...


logAudience