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Top Son : Le Serpent [page 1]

Par Roland Leconte - publié le 21 août 2007 à 03h02 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h33 - 0 commentaire(s)
Une belle bande son de film n’est pas forcement une avalanche de roquettes, coups de fusil ou explosions en tout genre. Une bonne bande son de film se caractérise avant tout par sa capacité à immerger le spectateur dans un univers sonore cohérent avec l’image, qui traduit un sentiment et qui parvient même, parfois, à raconter sa propre histoire. Peu de films y arrivent, cédant souvent à la facilité ou à la démonstration technique, au dépit d’un univers cohérent subjuguant par sa finesse. Le Serpent fait partie de cette catégorie, et le travail d’Eric Barbier et de son équipe (et surtout Renaud Barbier, le compositeur de la musique) méritait un détour dans notre rubrique « Top Son ».


Dès le début du film, le ton est donné par la piste DTS. Le mélange subtil de la composition musicale et d’effets sonore donne de suite l’atmosphère du film, rappelant la tradition des films noirs, et plus particulièrement de films comme Seven. La spatialisation sur les cinq enceintes de cet ensemble sonore rajoute à cet effet immédiat d’immersion dans le film, aux consonances métalliques, avant de laisser tranquillement place au début du film. Tout au long du film, les scènes en intérieur et extérieur se démarquent. Alors que les scènes intérieures jouent l’intimité avec une scène sonore centrée sur les enceintes avant et la centrale, les plans en extérieur (sous la pluie ou le vent) font preuve d’une large spatialisation. Cela se retrouve dans le premier quart d’heure du film, qui expose avec justesse les différents décors du film, le personnage de Plender étant souvent accompagné d’une ambiance musicale servant insidieusement à décrire les traits du personnage.


Dès 15min.39, alors que le personnage de Sofia arrive au studio photo, la musique vient s’introduire à l’histoire la tension du guet-apens. Le "shooting", sur fond de musique langoureuse présente dans toutes les enceintes (et accompagné des crépitements de l’appareil photo) renforce le jeu de séduction du personnage de Sofia. Et c’est à 18min.23 que les notes de piano stridente à travers les cinq enceintes donne un indice au spectateur quand à l’évènement qui vient de se produire.


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