Dans
A l'intérieur, premier long-métrage du duo Alexandre Bustillo et Julien Maury produit par La Fabrique de Films et sélectionné pour la Semaine de la Critique au prochain festival de Cannes, la reine des enfers Béatrice Dalle cherche à prendre possession de l’enfant d’Alysson Paradis. L'affiche officielle du film, qui rappelle celle de
Kissed, de Lynne Stopkewich, est désormais visible.
A l’origine Alexandre Bustillo s’est fait un nom en collaborant au magazine
Mad Movies. Julien Maury, lui, possède dans son curriculum vitae deux courts-métrages dont
Pizza à l’œil, présenté dans divers festivals, qui narrait avec efficacité les mésaventures d’un livreur de pizza qui aurait dû éviter de trop faire le con avec sa mobylette. L’action de ce survival au féminin, enfant mutant (et donc potentiellement dégénéré) de
Haute Tension (pour le cinéaste français qui réalise un film méchant avec plein de barbaque) et de
The Descent (pour les nanas barbares) se déroule le soir du réveillon de Noël : une femme mystérieuse (Béatrice Dalle) vient chercher des noises à une jeune veuve sur le point d’accoucher (Alysson Paradis). A la lecture du synopsis, on est déjà assaillis de références (
Rosemary’s Baby). Oui mais voilà, contrairement aux apparences, les deux jeunes réalisateurs citent des influences inattendues qui font vraiment plaisir à l’instar du
Cercle Infernal de Richard Loncraine (grand rival 70 de
Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg, ghost story remarquable avec Mia Farrow, hanté par l’inoubliable musique de Colin Towns, dont on attend encore une édition DVD potable).
Pour l'heure, après la présentation Cannoise,
A l'intérieur sortira le 13 juin prochain en même temps que les troisièmes aventures d'un certain ogre vert.