
Les deux personnages principaux (une femme et un homme qui se révèlent être des jumeaux marqués par l’existence – ce qui explique le fait qu’ils ne se ressemblent pas) sont coincés dans une maison singulièrement familière qui pourrait bien être celle de L’au-delà de Lucio Fulci et tentent comme ils peuvent de se libérer d’un labyrinthe où les démons du passé cherche méchamment des noises aux enfants du présent. L’atmosphère est anxiogène et stressante à souhait: dans un premier temps, Nacho Cerda, loin des obsessions de Genesis et Aftermath – ce qui peut décevoir –, revisite de manière classique quelques peurs primales comme la forêt, le noir, la maison hantée et les conjugue à des éléments plus abstraits comme les doubles, les couloirs sombres aux issues improbables et surtout une malédiction familiale qui pèse comme un fardeau pour mitonner un ensemble expérimental et étrange qui de loin peut ressembler à un mélange baroque de Lynch et de Balaguero. En réalité, l’ensemble est plutôt unique.

L'histoire : Marie, productrice de cinéma américaine, retourne dans son pays natal, la Russie, où le cadavre de sa mère a été retrouvé dans des circonstances étran[…]
