L'Avis du Jour met en avant l'opinion rédigée et argumentée de l'un des membres du forum de dvdrama. The Flying Frenchman analyse aujourd'hui ce chef d'oeuvre qu'est
Resident Evil Extinction.
Il faut bien l'avouer, malgré mon amour du cinéma et des beaux films, de temps en temps, je vais voir des bouses. Et comme je suis dans mon moment confession, je vais vous dire un truc de plus, j'ai vu non pas un, ni même deux, mais bien les TROIS
Resident Evil avec cette actrice fantastique qu'est Milla Jovovich. Du premier, je garde un souvenir sympathique, un film de zombie au design efficace. J'essaye encore d'effacer de ma mémoire le deuxième, le bien-nommé APOCALYPSE, avec son monstre caoutchouteux Nemesis. Aussi, un peu échaudé par l'expérience précédente, je suis allé voir EXTINCTION sans préparation (pas vu de bande-annonce, pas lu de critique dans la presse). Ca aide un peu à appréhender le machin.
Le virus T s'est répandu à la surface de la Terre, provoquant la mutation des populations, épuisant l'eau et rendant les terres arides (cette partie-là, faudra me l'expliquer en détail, parce que franchement, je comprends pas...). Alice, après avoir échappé à l'enfer de Racoon City, reste continuellement en mouvement pour échapper aux satellites de Umbrella. Elle est seule, mais sa rencontre avec un convoi de survivants va peut-être l'amener à reconsidérer ses options. Honnêtement, j'aimerais dire que ce film est un bon moment à passer, mais c'est surtout un foutoir monstre, avec du bon et du mauvais à tous les étages.
On aime :
* Milla Jovovich, toujours aussi magnifique, très belle photo sur un
très beau minois.
* Les scènes de désert et quelques plans composite CGI de Las Vegas
sous le sable visuellement intéressants.
* Russel Mulcahy décidé de reprendre à son compte pas mal d'idées
de Paul Anderson (les plans schématiques des bâtiments souterrains
d'Umbrella qui se fusionnent avec les prises de vue réelles
notamment) et assume totalement la continuité dans son troisième
épisode.
* Une attaque d'oiseaux infectés par le virus, effet visuel
marquant, renvoyant aux OISEAUX d'Hitchcock, quand même.
* Pour un film même pas interdit aux - de 12 ans en France, pas mal
de sang et de scènes choc. Attention aux petits enfants dans la
salle (il y en avait).
* Le scientifique cinglé du complexe Umbrella, superbe composition
en roue libre de Iain Glen. Pas vu un gars aussi malsain depuis
Jeffrey Combs, jouissant sadiquement de ses expériences ratées, se
paluchant probablement devant les images d'Alice sur ses écrans de
contrôle et pas avare sur le sacrifice des ressources humaines du
centre de recherche.
* La scène finale, ouvrant de nouvelles perspectives (dans le futur,
tout le monde aura droit à avoir Mila Jovovich dans son lit).
On n'aime pas :
* Milla Jovovich, toujours 2 expressions faciales et un jeu d'actrice
inexistant.
* Le convoi de survivants fait très
Mad Max 2. Bizarre de se dire
que dans le futur, tous les survivants se ressemblent.
* La plupart des personnages (comme dans beaucoup de film de ce
genre-là) sont cons comme des valises. Outre le fait que si la
Terre se transforme lentement en un désert géant, je n'irais pas
me planquer au milieu du Nevada, qui était déjà un désert avant
l'arrivée du virus, il y aussi le problème des costumes. Bien sûr,
dans le désert, il fait chaud, et donc tu vas pas te balader en
col roulé, et en plus, ça te permet de montrer tes figurantes en
sueur, avec des hauts collés par la transpiration. Mais quand tu
envoies des gens fouillés des bâtiments pour vérifier s'il n'y a
pas de mutants, même si ce sont des forces spéciales, SEALS,
STARS, FBI, CIA, EDF-GDF, le moins que tu puisses faire, c'est
leur donner un costume, une combinaison, un gilet de protection,
quelque chose, n'importe quoi !!!! surtout si tu sais que le virus
infecte par morsure, coupure et autre trucs pas propres.
* La scène d'Alice au prise avec les bouseux. On sent trop
l'influence de THE HILLS HAVE EYES, et même un peu de Serpieri par
dessus. Et puis, franchement, même avec un QI négatif, qui
garderait des chiens mutants chez lui pour le fun?
* Honnêtement, j'avais totalement oublié l'histoire des pouvoirs
psioniques d'Alice, datant du deuxième épisode, tellement le truc
paraissait énorme. Mulcahy arrive à combiner ça avec les histoires
de clonage, pourquoi pas, mais Alice qui se prend pour Akira, hum
hum...
* Et enfin, le plus gros problème de tous, le truc qui avait déjà
plombé RE: APOCALYPSE pour moi, le gros monstre caoutchouteux à la
fin. Je veux bien, il y en a dans les jeux, pourquoi pas en
mettre, mais la vraie question, c'est : pourquoi pas en mettre
S'ILS SONT IMPRESSIONNANTS? Des gars avec la peau fondue et des
tentacules à la place du bras, ça me fait plutôt penser à un anime
porno qu'à un film d'horreur et vu comment le monstre se balade,
moi, il me ferait plutôt rire. Note pour la production : quand on
vous présente un final avec un gros monstre et des tentacules,
demander à voir le design avant de signer le contrat !!!!
A la sortie de la salle, sentiment mitigé. Le film est meilleur que APOCALYPSE, sans aucun doute, mais le chemin est long avant d'entrer dans le territoire des films intéressants. A garder pour un samedi soir avec des copains et beaucoup d'alcool.
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