Clairement, le Batman de Christopher Nolan, sorti cet été, se range du côté des satisfactions de l'année 2005. Après la réhabilitation de l'oeuvre de Joel Schumacher par Arnaud Mangin (et seulement Arnaud !), voici donc le test de l'édition américaine de
Batman Begins avec la critique de Romain Le Vern.
Il y a suffisamment de promesses et d’enjeux dramatiques dans le
Batman Begins de Christopher Nolan pour nourrir la substance de dix films actuels. Comme tous les films qui désarçonnent dès leur première lecture, celui-ci risque de laisser dubitatif jusqu’à ce qu’il rassemble les éléments au préalable isolés pour former un ensemble d’une cohérence flamboyante.
Fragmenté en deux parties très distinctes (intimiste et spectaculaire),
Batman Begins commence comme un drame poignant, rigoureux et introspectif pour s’achever sur vingt minutes apocalyptiques où le récit bifurque soudainement vers le fantastique sourd voire l’horreur. Auparavant, il passe par une impressionnante palette d’émotions et de sous-intrigues toutes parfaitement menées et regroupées. Quelque chose comme le croisement de plusieurs opus disparates qui n’ont a priori rien en commun. Quelque chose comme du grand cinéma.
Retrouvez le test du DVD zone 1 ci-dessous :