Par SY / NH - publié le 08 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 12 octobre 2009 à 10h54 - 0 commentaire(s)
Standing ovation pour un des meilleurs acteurs américains ! Hier, Dustin Hoffman a été fait "commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres" par la ministre française de la Culture Christine Albanel. Mais l'acteur âgé de 71 ans, qui a d'ailleurs fondu en larmes en recevant sa distinction, n'était pas au bout de ses récompenses.
Il reçoit ce soir un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière des mains d'Emma Thompson, qui lui rend un vibrant hommage ("travailler avec toi c'est l'expérience la plus précieuse de ma vie"). L'actrice britannique partage avec lui l'affiche de Last Chance For Love réalisé par Joel Hopkins (sortie du film le 04 mars).

L'acteur américain a l'habitude de monter sur scène pour y être applaudit puisque il faut rappeler que depuis sa première nomination aux Oscars en 1967 pour Le Lauréat, Dustin Hoffman a gagné à deux reprises la statuette si convoitée. La première fois pour Kramer contre Kramer en 1980 et la deuxième pour Rain Man en 1989.
Les yeux embués de larmes, il rend hommage à toute sa profession et a ces mots pour son public : "Nous voulons vous rendre heureux"...

Dustin Hoffman apporte un engagement et une énergie extrême à ses rôles. Ce qui frappe d'abord chez lui, ce sont ses émotions à fleur de peau, qu'il apporte à chaque personnage, cette manière de les enrichir par sa personnalité et son jeu et sa sensibilité très expressive. Dans une interview, Patrick Dewaere, son doubleur français pour Le Lauréat, évoquait cette manière d'en faire beaucoup, opposée à celle de Brando qui fait le minimum, et d'être tout de même un fou magnifique. Il est en effet, au contraire d'acteurs jouant davantage sur la sobriété, sur le naturalisme. Son approche est méticuleuse et généreuse. Il a une filmographie parsemée de chefs d'oeuvre (du Lauréat à Little Big Man en passant par Kramer contre Kramer et Rain Man). Il a connu une traversée du désert dans les années 90 (après Alerte et Sphere en particulier). Ces années furent pourtant marquées par des prestations très intéressantes (dans Héros malgré lui ou Des hommes d'influence). Il est revenu et a apporté sa fantaisie au sympathique Meet the fockers (Mon beau père, mes parents et moi) et surtout à des rôles d'originaux excentriques dans Neverland et Le Merveilleux Magasin de Mr Magorium.
Vos réactions


logAudience