Derek Jarman est l’auteur de 10 films de long métrage, tournés de 1976 (
Sebastiane, premier « péplum » homosexuel parlant latin de l’histoire du cinéma !) à 1993. On y trouve une adaptation cinématographique revisitée de
La Tempête de Shakespeare, celle d’une pièce de Marlowe, et bien d’autres choses. Il est également l’auteur de livres. Il a fait ses humanités au très sérieux King’s College de 1960 à 1963 avant d’étudier à la Slade School of Art de 1963 à 1967. Il peint, réalise des longs et des courts métrages – ces derniers souvent en S-8mm mais parfois avec de plus gros moyens - collabore à des vidéo-clips de Brian Ferry et Marianne Faithfull, écrit – notamment des poésies - à partir de 1969 et devient un cinéaste surréaliste, infatigable militant de la cause « gay ». Lorsqu’on lui annonce qu’il va mourir du Sida, il ne ralentit pas son activité : il publie un journal (
At your Own Risk - 1992), tourne plusieurs films. Il se retire, entre deux périodes actives, dans un jardin du Kent qu’il décore et que l’on visite encore aujourd’hui, à l’ombre d’une centrale nucléaire. De son vivant Jarman a reçu quelques prix de la crique anglaise (en 1988 notamment) et américaine mais depuis sa mort, les hommages à sa mémoire ne cessent de se multiplier outre-manche. Il est actuellement considéré comme un des plus grands artistes anglais de la seconde moitié du XXe siècle.
Sorti le 8 novembre dernier chez Cinémalta dans la collection "Agnès B : J'aime le cinéma !", retrouvez le test complet du
Coffret Derek Jarman,
Caravaggio (1986) et
Wittgenstein (1993), ci-dessous :