Salut à vous, férus de festins nappés d'intestins ! Nous voici revenus pour le second de vos courts-métrages, en lice pour le concours organisé par la rédaction et Bac Films à l'occasion de la sortie en salles du
Diary of the Dead de George A. Romero le 25 juin prochain. Sachez que si l'envie vous prend d'y participer, histoire de voir un peu de la gloire du père des zombies vous retomber dessus telle une pluie de sang, vous pouvez encore faire parvenir vos oeuvres jusqu'au 20 juin à l'attention de Sophie Wittmer, 8 rue Pasquier, 75008 Paris. Voilà, ceci étant dit, passons au film du jour !
Ce coup-ci, c'est donc à
Docilopatch que nous avons affaire, un film réalisé par Alexis Delabastita qui, pour l'occaz', a rameuté des amis et collègues de son école de cinéma afin de nous offrir ce film que mon assistant Bob Zombie va se faire un plaisir de vous résumer... dès qu'il aura fini de manger... oui, tiens, il te reste un bout d'oeil coincé entre les dents... voilààà, c'est à toi :
Heuuuaaah, heuuhahaheuuu, haheu, grompf. Grompf ; heuhaheuha....... Bah alors, vous n'applaudissez pas à sa blague ? Même pas un peu ? C'est bien la peine de lui booster le cervelet aux décharges électriques tiens, si après vous ne remarquez même pas ses progrès ! Pauvre Bob Zombie... Allez, va jouer avec tes petits camarades, je m'occupe du reste.
Heuuuaaah !Oui, je leur dirai. Mais plus tard. Et de façon un peu moins grossière... Bon, pour l'instant, revenons-en à l'excellent
Docilopatch qui a, pour sacrifier au langage de l'époque, carrément de la gueule. Faut dire aussi qu'on a là une équipe quasi-pro (manque plus que la reconnaissance du milieu), un encadrement pro avec ce qu'il faut de matos et que cela se ressent fortement au visionnage. Tourné en un week-end dans l'appart d'un pote, le réalisateur nous a avoués que, s'ils manquaient parfois de place (surtout qu'il fallait pouvoir maîtriser l'actrice, en réalité une zombie pure souche que l'équipe aurait recrutée à Haïti), l'ambiance était malgré tout plutôt à la cool. Ce qui est primordial pour une digestion sans complication !
Alexis nous a de plus confiés être un grand fan de
Shaun of the Dead, ce qui implique un ton où l'horreur le partage à la comédie romantique et, ici, cela fonctionne plutôt bien. Au point même que Bob - et cela même s'il ne l'avouera jamais, vexé que vous n'ayez pas rigolé à sa blague - s'en est décroché deux, trois côtes de rire.
Pour finir, nous allons donner la parole au réalisateur qui a répondu à la difficile question de savoir, s'il était un zombie, qui il voudrait dévorer : "
Je dirais Romero pour le côté ironique qu'aurait la situation, mais je ne sais pas s'il a bon goût alors je choisirais plutôt une jolie fille, que je mordrais juste au mollet, histoire de me sentir moins seul dans ma peau de zombie...".
Bob Zombie approuve : lui aussi aime les mollets, surtout avec des oeufs... Humour de zombie, que voulez-vous ?
Merci en tout cas à Alexis Delabastita et ses comparses pour leur participation à notre concours, en espérant que cela en motivera d'autres à venir se frotter aux zombies purulents (c'est pas qu'on manque de participants, mais Bob aime tellement regarder vos films !). Sur ce, je vous souhaite de bien dévorer votre prochain et de vivre chaque instant comme si vous étiez morts... mais vivants !