Présenté au festival de Deauville hors-compétition,
Bye Bye Love avec Renée Zelwegger et Ewan McGregor, vient de sortir hier sur les écrans en France.
BYE BYE LOVE(Down with Love)
Un film de Payton Reed
Avec Renée Zellweger, Ewan McGregor, David Hyde Pierce, Sarah Paulson, Rachel Dratch, ...
Durée : 1h41
Sortie salles : 10 Septembre 2003
New York, 1962. Barbara Novak (Renee Zellwegger) rencontre rapidement le succès grâce à son sulfureux manifeste « L’amour, non merci ! » (Bye Bye Love), véritable petit guide en faveur de la libération de la femme et de l’égalité des sexes. Faisant rapidement les frais de cette émancipation massive, Catcher Block (Ewan McGregor), brillant journaliste et play-boy impénitent fomente un stratagème en vue d’infliger une bonne petite leçon à son auteur.Hommage aux comédies romantiques des années 60 (ancien logo 20th Century Fox, format Technicolor et générique animé dès l’ouverture du film),
Bye Bye Love est un film rempli de panache et de légèreté. Tous les corps de métiers s’en donnent à cœur joie et ça se voit : les responsables artistiques (décors et costumes policés et colorés), les acteurs (Zellwegger un peu crispé dans un rôle « coincé », McGregor exquis et en roue libre dans un rôle « libertin »), le réalisateur (aussi énergie dans sa mise en scène que dans son précédent film,
American Girls), le monteur (magnifiques transitions entre les scènes, utilisation décomplexée du split-screen lors des conversations téléphoniques, brillamment remise au goût du jour dans l’excellentissime série
24, dont une savoureuse séquence hommage à
Austin Powers). La comparaison (inévitable) avec un autre film sur la même époque sorti au début de l’année,
Arrête-moi si tu peux, est toutefois (largement) en faveur de la réalisation de Spielberg dans les domaines de la photographie (Janusz Kaminski) et de la musique (John Williams).
L’hommage à un autre grand film de la même époque, le
Sueurs froides d’Hitchcok, ne pourra également pas passer inaperçu, l’actrice Kim Novak prêtant son nom au personnage interprété par Renee Zellwegger. Et comme si la référence n’apparaissait pas suffisamment évidente, Catcher Block confond (volontairement) les deux noms dans son stratagème alors que le désamorçage (attendu et obligé) de ce même stratagème reprend littéralement l’intrigue du film d’Hitchcock. Ce dénouement que l’on attendait plus tardif a malheureusement la bien mauvaise idée d’intervenir une demi-heure avant la fin, rendant le dernier tiers bien mou et longuet. Dommage, le film avait si bien démarré et maintenu le rythme jusque là.
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