Essayant vainement de surfer sur le succès passé d’American Pie, ce vieux Dirty Love arrive enfin en France. « Enfin » n’est sans doute pas le mot le mieux choisi puisque cette comédie lourdingue écrite et interprétée par Jenny McCarthy et à la gloire de Jenny McCarthy semble avoir perdu les qualités qui l’ont faite marcher aux Etats unis en passant la frontière. Il aura donc fallu attendre près de trois ans pour que déboulent la pouf McCarthy et ses copines pas plus futées bien décidées à nous prouver qu’elles ne se prennent pas au serieux et surtout qu’elles aussi ont un cœur qui bat sous leurs poitrines siliconées. La moitié du pari est remportée haut la main puisque les trois nanas, McCarthy et Carmen Electra en tête, nous prouvent qu’elles ont aussi de l’humour et peuvent rire de tout. Aussi, elles n’hésitent pas une seule seconde à se mettre dans des situations les ridiculisant toujours un peu plus, à grands coups de gags foireux et de trash attitude plus ou moins bienvenue, l’héroïne par exemple nous dévoilant sa vie intime en écoulant ses menstruations plus qu’abondantes dans un super marché…

Du bon goût donc, qu’adoreront sans doutes les ados prépubères qui se régaleront de ces potacheries malades, les autres spectateurs se demandant si finalement il ne faudrait pas une raison valable pour dépasser les limites et non pas un prétexte abscon… Enchainant les situations les plus ridicules les unes que les autres, les trois bimbos passent bientôt pour de véritables pouffiasses dont le seul intérêt serait de se faire sauter, reléguant les seconds rôles ridicules, allant des réalisateurs puceaux au magicien psychotique, pour des monstres de sympathie. Le toupet du film étant tout de même de vouloir nous faire croire dans le dernier tiers qu’il s’agit d’une véritable histoire d’amour possédant une morale : que les ados en rut se rassurent donc la bimbo nympho préfèrera tout de même le gentil laideron et pour que les détracteurs (comme moi) prennent un petit peu de plaisir, sachez que Dirty Love à été le grand vainqueur des Razzie awards 2006 ! Comme quoi…
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