Par Gilles Monneret - publié le 28 juin 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h55 - 3 commentaire(s)
L’UFC-Que choisir vient de publier un rapport assez affligeant sur les DRM et leur appréhension par les consommateurs. Cette étude démontre que les DRM (mais ce n’est pas nouveau) sont un handicap pour les consommateurs, avec des chiffres qui reflètent le quiproquo provoqué par ces systèmes anti-copies :
  • 51% des acheteurs ne sont pas au courant des restrictions liées aux DRM, 65% de ces acheteurs pensant même pouvoir utiliser ces fichiers en toute liberté.

  • 72% des possesseurs d’IPod pensaient pouvoir acheter de la musique sur une autre plate-forme qu’ITunes.
  • 20% des acheteurs ont acheté du contenu qu’ils n’ont pu lire sur leur périphérique


    Un dernier chiffre intéressant, résulte dans les 90% des personnes interrogées qui souhaiteraient utiliser leur contenu fraichement acheté sur tous types de périphériques, chose quasi-impossible aujourd’hui. Malgré l’apparition de catalogue musicaux sans DRM (chez EMI notamment, mais aussi chez beaucoup de labels indépendants), reste encore le format de compression des fichiers audio/vidéo, qui dans le cas de ITunes, est en AAC pour l’audio et MP4 pour la vidéo, alors que la plupart des périphériques fonctionnent avec du Windows Media. De plus, les 3 principaux catalogues musicaux (Warner, Universal, Sony-BMG) veulent conserver les DRM sur leur catalogue musical.

    Côté vidéo, nous en sommes au même point, puisque l’intégralité des plateformes (CanalPlay, TF1 Vision, ou encore Vodeo.TV) encrypte leurs fichiers avec des DRM, sans parler des incompatibilités de format de compression, de taille d’image et de débits… Comme nous en parlions hier, le marché est en plein développement, et chacun veut sa part du gâteau, cela passant par un verrouillage des normes de compression et des formats supportés, pour obliger le consommateur à s’équiper de périphériques chez une seule marque.

    C’est pourquoi l’association UFC-Que Choisir vient d’écrire officiellement au gouvernement pour que ce dernier modifie sa loi sur les médias et le numérique (la fameuse loi DADVSI) afin qu’il retire le droit unilatéral d’ajouter des DRM aux producteurs et éditeurs de contenus, ce qui nuit au consommateur, et forcement à un moment aux artistes et réalisateurs…


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