Par AM - publié le 19 octobre 2007 à 18h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h23 - 29 commentaire(s)
Une année nouvelle commence, il est temps de faire les bilans de 2006. Malheureusement, les nouvelles du jour ne sont pas particulièrement florissantes puisque selon le communiqué du SEV (Syndicat de l'Edition Vidéo) qui nous est parvenu, le marché du DVD est en baisse. Cette petite régression avoisine les 6% à 7% en valeur, et 4% en volume. Une baisse qui n'est pourtant pas incompatible avec une vraie résistance face à l'acharnement des téléchargements pirates puisque, à ce jour, on peut dénombrer 80% des foyers français équipés d'un lecteur et plus de 120 millions de disques vendus ces douze derniers mois.

A notre plus grande surprise c'est étrangement le genre cinématographique qui est le plus affecté, et ce même si le cinéma français s'est lourdement imposé, avec une perte de près de 14%. Le consommateur n'étant sans doute plus prêt à investir dans des rééditions multiples, alors qu'elles ont été légions en 2006, mais aussi parce que les films récents constituent les vidéos les plus échangées illégalement sur les serveurs peer to peer. Ce sont en revanche les catégories hors film qui s'y sont le plus retrouvées (en particulier les séries TV, en plein essor et dont le DVD est une jolie extension) puisqu'elles ont connu une progression de près de 11%.



A l'heure où les formats HD débarquent de plus en plus rapidement dans les rayons avec de bons gros arguments, quelle inquiétude faut-il avoir sur l'avenir du disque ? Peu, sommes-nous tentés de répondre, puisque ces nouvelles technologies resteront néanmoins sur un même terrain et s'adressant aux mêmes consommateurs dans une progression logique. La future multi compatibilité entre tous ces disques devenant également une évidence. Le vrai "ennemi", c'est bien évidemment le mode dématérialisé comme le VOD (Video On Demand), mais là encore le SEV reconnaît toutes les qualités d'un tel procédé sans oublier de rappeler qu'il ne conservera qu'une place minoritaire.

Enfin le syndicat n'oublie pas de rappeler que notre (et surtout votre) passion, malgré ses fragilisations, contribue lourdement au financement de l'industrie du cinéma français, et donc des excellents résultats récents de fréquentation en salles.
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