De ci, de là, beaucoup se sont plaints du manque d'étoiles durant ce 35ème festival américain de Deauville. On dit que l'évènement se tasse, est mal médiatisé, attire moins les foules. D'Andy Garcia à Meryl Streep, en passant par Robin Whright Penn et Harrison Ford, le tapis rouge a malgré tout accueilli les pas de stars internationales de renom qui ont embrasé le 21ème arrondissement de Paris (comme on l'appelle ici). Seul Ben Foster a manqué à l'appel.
Il semble que leurs présences n'aient pas contenté les fans qui rêvent chaque année de retrouver le trio préféré du monde people : George Clooney, Brad Pitt et Angelina Jolie. Comme en 2007, un cru prestigieux encore sur toutes les lèvres et dans toutes les mémoires.

Il faudrait arrêter de penser qu'un festival ne doit sa réussite qu'à la notoriété de ses intervenants. Ce Deauville 2009 a révélé d'excellentes surprises, que ce soit en compétition ou en avant-première.
On commencera par The Messenger (Ours d'argent du meilleur scénario à Berlin), qui a été justement récompensé du Grand prix et du prix de la critique internationale. C'était sans conteste le meilleur long-métrage de cette compétition, un premier film porté par l'excellent Ben Foster (qui sera bientôt à l'affiche de Pandorum) et traversé par une sobriété impeccable qui permet de faire naître l'émotion.
C'est sans surprise que Precious, déjà multi-récompensé à Sundance, s'est vu attribuer le Prix du jury. A la Dvdrama/Excessif, on ne comprend toujours pas pourquoi... Heureusement, Sin Nombre, film coup de poing de Cary Joji Fukunaga, partage la récompense.
Enfin, Humpday, qui a divisé la rédaction, repart avec le Prix de la révélation Cartier.
Famille, je vous mens
On aura remarqué que le mensonge et/ou la famille étaient au centre de nombreux long-métrages : l'incroyable arnaque de Robin Williams dans World's Greatest Dad qui se sert de la mort de son fils pour devenir célèbre, les tensions familiales de City Island nées du secret d'un lointain passé qui refait surface, une desperate housewife qui reste une énigme pour ses proches dans Les vies privées de Pippa Lee, le mariage arrangé et simulacre d'amour de La proposition...
Durant plus d'une semaine dans les salles, on se sera beaucoup battu pour faire éclater la vérité au risque de faire imploser son cocon familial.

Cette 35ème édition aura sans aucun doute été le terrain privilégié de performances, d'interprétations incroyables. On retiendra plus particulièrement le corps sans âme de Paul Giamatti dans Cold Souls, un Kevin Spacey sous fumette et dépressif dans Le Psy d'Hollywood, Robin Williams dans son meilleur rôle pour World's Greatest Dad, Andy Garcia imitant Marlon Brando et terrorisé par sa femme dans City Island, Michael Cera qui se prend pour Jean-Paul Belmondo pour sauver la femme qu'il aime dans Youth In Revolt et enfin Mira Sorvino et Barry Pepper en pleine rédemption dans Like Dandelion Dust. Que des stars bien connues du grand public qui ont rivalisé de talent.
Côté documentaires, c'est When You're Strange : A Film About The Doors qui remporte l'adhésion, grâce à Tom DiCillo venu avec son oeuvre livrer un portrait sans concessions du groupe emmené par Jim Morrison.


L'histoire : Lance Clayton est un père célibataire dévoué qui enseigne avec passion la poésie dans un lycée tout en rêvant de devenir un écrivain célèbre. Son fils[…]
