Par Kevin Prin - publié le 17 août 2007 à 01h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h31 - 5 commentaire(s)
Il était une fois un petit jeu vidéo qui sortit in-extremis pour sauver la boîte qui le produisait d’une faillite pourtant jugée inévitable : Final Fantasy. Le succès fut immédiat et son père spirituel Hironobu Sakaguchi accoucha de neuf suites et d’un inoubliable épisode Tactics sur Playsatation (jamais sorti chez nous, enfin annoncé sur PSP), imprimant à chaque fois de sa patte immédiatement reconnaissable chaque opus, chaque monde crée pour l'occasion. 1997 marqua un tournant : Final Fantasy 7 sortait sur Playstation et intégrait des cinématiques en images de synthèses considérées à l’époque comme révolutionnaires. La voix était ouverte vers la création d’un film en images de synthèses…le premier du genre au cinéma.


Beaucoup ont reproché à Final Fantasy de ne pas coller à l’esprit du jeu : c’est complètement faux, il n’y a pas plus fidèle aux équivalents sur console que ce film-là. On se retrouve donc bien avec une bande de personnages embarqués malgré eux dans une aventure qui les dépasse totalement. On retrouve aussi toute la naïveté et la poésie d’un Final Fantasy, à savoir cette éternelle croyance en des forces naturelles étant à l’origine de tout, prêtes à nous aider mais que l’homme en général ignore ou même méprise. Ca ne tient qu’en deux lignes, mais pourtant cela fait tout Finalf Fantasy : dans chaque jeu un monde était posé, une vision nous était donné et tout ces sentiments explosaient littéralement dans les dernières heures de jeu (sur une bonne cinquantaine au total). Et c’est là la plus grande qualité du film : ne durant même pas deux heures, son état d’esprit mélancolique parvient quand même à s’installer, même si c’est un peu au détriment de la narration, peut-être pas forcément claire à la première vision.


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