Par La Rédaction - publié le 23 octobre 2007 à 18h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h23 - 5 commentaire(s)
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Quiches auront réussi à faire parler d’elles, puisqu’en moins de temps qu’il leur faut pour tourner un film, leur Foon est devenu un « must have seen » ultime, le top of the top des films dont il est de bon ton de parler pour pouvoir se gausser d’avoir visionné l’un des plus gros navets de la création. Ce genre de film qui se retrouve souvent dans des conversations de cinéphiles à des heures avancées de la nuit, quelque part entre Plan 9 From Outer Space, Hitman the Cobra et Les Visiteurs en Amérique, dans des phrases commencant souvent par « je ne l’ai pas vu, mais on m’a dit que... ». Car effectivement, peu de gens ont vu ce film. Les quelques personnes qui ont survécu aux projections (on en compte 37069 pour 130 copies France. Enlevez les Quiches, leur famille, la prod, les techniciens, la famille des techniciens, les deux cars de japonais qui s’étaient trompés de salle et les obsédés qui pensaient assister à un film de fesse et vous obtiendrez le nombre exact de spectateurs) pourront raconter sur leur lit de mort « j’ai vu Foon en salles mes petits, et en première semaine en plus! » Les petits-enfants auront beau répondre que le film n’est guère resté plus longtemps à l’affiche, rien n’y fait, ces gens-là resteront à jamais dans les mémoires.
Aujourd’hui, la bête débarque en DVD et les survivants cités plus haut vont de nouveau connaître des nuits troubles, hantées par un traumatisme profond, un peu comme ces soldats rendus fous par la guerre. Pour les plus courageux qui étaient trop jeunes lorsque le drame se produisit (la sortie de Foon sur grand écran), c’est un défi qui leur est proposé aujourd’hui, comme pour prouver qu’eux aussi, ce sont des hommes. « Mords là-dedans fils, ça aide ! ».



Sorti le 3 janvier aux Editions Montparnasse, retrouvez le test complet de Foon ci-dessous :
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