Par Thibault Turcas - publié le 04 juillet 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h01 - 2 commentaire(s)
La tendance de ces dernières années veut que les meilleurs jeunes réalisateurs français ne restent pas longtemps dans nos contrées fermées pour mieux rebondir sur des projets américains ou même anglais, grâce à un processus de fabrication plus avantageux sur tout un tas de raisons compréhensibles. Une production moins frileuse, un renouveau de l'horreur, des producteurs qui ne les prennent pas pour des fous quand ils pensent à des explosions de cervelles, et un accueil public autrement plus significatif qu'ici. Ces jeunes espoirs sont tout simplement pris au sérieux. Ce n'est pas pour rien que Jean-Baptiste Andrea part faire un Big Nothing en Angleterre alors que son premier film, Dead-End, n'est même pas sorti en France. Il en va de même pour des réalisateurs comme Florent Emilio Siri (Otage), Xavier Pulaud & David Moreau (The Eye), et bien d'autres qui confirment que la France n'est pas le meilleur endroit pour développer des projets atypiques. Et c'était le cas il y a maintenant 7 ans, lorsque sortait sur nos écrans Furia, réalisé par le jeune Alexandre Aja. On connaît la suite: le radical Haute Tension, le magnifique La Colline a des Yeux, et un paquet de projets hollywoodiens plus que réjouissants (entre autres: son prochain remake de Mirrors et le scénario de P2).


Totalement hué par la critique (sauf mad movies et l'écran fantastique), le film a fait un bide retentissant à cause d'une promotion désastreuse et d'un manque évident de compréhension de la part du distributeur, qui ne voyait pas le potentiel d'un film de science-fiction aux ambitions revues à la baisse pour permettre une histoire crédible malgré un budget peu avantageux. Les premiers essais en tant que réalisateur et scénariste d'Alexandre Aja avec son compatriote Gregory Levasseur - qui ne le quittera plus - apparaissaient alors comme plus que concluants et réjouissants pour le public.
Avec son histoire de société dévastée par la guerre et entièrement contrôlée par un gouvernement totalitaire (quasi-fasciste), Aja instaurait une figure de anti-héros significatif en la personne de Theo (Stanislas Mehrar, jeune espoir à l'époque), un jeune rebelle qui exprime ses pensées à travers le dessin. Embelissant les murs d'une ville ruinée et vide, il prend des risques et incarne la figure du soulevement du reste des rebelles, malgré les avertissements de son frère haut-placé dans la hiérarchie. Jusqu'au jour où il rencontre Elia (Marion Cotillard), une autre rebelle qui dessine elle-aussi pour sa liberté d'expression. Ensemble, ils vont tenter de se soulever face à l'oppression.


Fort des succès coup sur coup de Haute Tension et de la Colline a des Yeux aux Etats-Unis, ce premier film s'apprête à revenir sur le devant de la scène...en zone 1 uniquement ! La première édition travaillée sur Furia est donc pour l'instant prévue seulement outre-Atlantique, où les fans du réalisateur et les plus curieux trouveront un Special Edition Collector intriguant dès le 24 Juillet prochain. Que les cinéphiles français se rassure: même si aucune édition n'est prévue sur nos contrées, le film sera présentée uniquement en Français avec des sous-titres anglais optionnels. Le reste des bonus n'a pas encore été dévoilé par l'éditeur américain, mais le label Collector ne peut que promettre une interactivité poussée. Peut-être aurons nous droit à un commentaire audio en anglais du duo de scénaristes ? Réponse bientôt dans nos colonnes, en attendant l'annonce rêvée d'une édition zone 2 française par Bac Films, distributeur à l'époque. L'espoir fait vivre...

Sortie Zone 1: 24 Juillet 2007
Sortie Zone 2: ???

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