Envahie par les anges déchu qui ont pris son contrôle, la terre est devenue une planète coupée de la providence divine. Un à un, six archanges y sont tombé afin de tenter de rétablir l’ordre mais n’ont pas donné signe de vie depuis. Gabriel, dernier d’ente eux et ultime espoir de rédemption de l’humanité y est finalement dépêché, lui-même désireux de savoir ce qui est arrivé à ses compagnons. Il y découvrira les limites de son incarnation et devra un à un affronter les démons, avec à leur tête le surpuissant Sammael, afin de connaître la vérité et de ramener la lumière sur ces terres désolées. En entamant la vision de
Gabriel, premier film du réalisateur Shane Abess, on est submergé par un festival d’effets digitaux contrebalancés par un acting et une direction d’acteurs approximatifs, le tout bercé par un sur-découpage clipesque qui n’est pas sans rappeler les premiers films de jeunes réalisateurs depuis confirmés, avec en tête le Razor blade Smile de Jake West en tête. Ainsi, les premiers affrontements entre Gabriel et les anges déchus font plus penser à un jeu vidéo speed mai un peu cheap, tenant plus du Max Payne du pauvre que du Devil May Cry. Mais au fur et à mesure que l’œuvre progresse, on se sent happé conjointement par la vision du réalisateur d’offrir un monde sombre et nihiliste et par une ambiance envoutante et un scénario finalement dense et jusqu’auboutisme.