Par David A. - publié le 22 février 2008 à 10h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 13h09 - 1 commentaire(s)
Grosse actualité chez l'éditeur Wild Side dans les semaines à venir. Première bonne nouvelle, les futurs DVD d'Hideo Gosha à savoir, par ordre chronologique Hitokiri, Dans l'ombre du loup, Yohkiro, le royaume des geishas, La proie de l'homme, Femmes de yakuzas, Tokyo bordello. Tous ces trésors introuvables seront dans les bacs dès le 2 avril prochain.
On avait pu voir quelques visuels de mauvaise qualité ici ou là depuis quelques temps sans beaucoup plus d'informations, retrouvez ci-après de quoi satisfaire votre soif de précision:



Hitokiri(1969)
Avec Shintaro Katsu, Tatsuya Nakadai, Yukio Mishima
Izo, samouraï vagabond, tombe sous l'influence du chef de clan Tosa, qui va l'amener à commettre une série d'assassinats plus brutaux les uns que les autres. il s’apercevra alors qu'il est totalement manipulé par le clan Tosa et qu’il est devenu le bras armé des atrocités de son maître dont il se retournera contre lui...

UN VERITABLE MYTHE DU FILM DE SABRE, POUR LA 1ère FOIS EN DVD AU MONDE & RESTAURE EN HD !

Chef d'oeuvre absolu et incontesté du film de sabre, Hitokiri est un moment-clé de l'histoire du cinéma japonais. Un réalisateur de génie, deux des plus grands acteurs du cinéma japonais, Shintaro Katsu (la saga Zatoïchi) et Tatsuya Nakadai (Goyokin), un cocktail unique. Il contient, en outre, quelques-unes des scènes de sabre les plus impressionnantes jamais vues sur un écran, Hideo Gosha parvenant à porter la tension dramatique à son paroxysme ! A noter, dans le rôle du meilleur ami d'Izo Okada, l'écrivain Yukio Mishima, dont la mort du personnage par hara-kiri dans le film annonçait de façon troublante son propre suicide, réel cette fois, un an plus tard. Jamais édité en DVD nulle part au monde, ce film est présenté en première mondiale, et, pour l’occasion, dans un master restauré en Haute Définition.
Bonus: Hideo Gosha, jidai-geki style (‘52),Entretiens avec Fujio Morita (chef opérateur) / Yoshinobu Nishioka (chef décorateur) / Masanori Sanada (publiciste et producteur de la Katsu Pro.) / Seiichi Sakai (assistant monteur) / Tomoe Gosha, fille de Hideo Gosha. (26’)



Dans l'ombre du loup (1982):
Avec Tatsuya Nakadai, Masako Natsume, ShimaIwashita, Tetsuro Tamba

Matsué est la fille adoptive de la maison Kiryuin, un clan yakuza qui règne sur la ville de Kochi. Elle grandit dans cette société de l'ombre, entre guerres des gangs et rivalités amoureuses dans le harem du chef. Avec les années et malgré les brimades, elle finit par aimer Onimasa, leur chef charismatique comme un vrai père et à l'admirer. Mais le comportement d'Onimasa commence à déplaire au grand parrain de Shikoku duquel il dépend…

Pour les studios de la Toei, l'enjeu est important : adapter à l'écran trois romans de Miyako Tomio, largement autobiographiques, sur le monde de la pègre et de la prostitution à Kochi, (île de Shikoku), dans les années 1920 et 1930, trois livres qui ont été un succès phénoménal de librairie. La complicité qui lie depuis longtemps Hideo Gosha à la romancière va contribuer au succès de cette trilogie, trois drames poignants à l'érotisme torride : Dans L'ombre du loup, Yohkiro le Royaume des geishas et La proie de l'homme. Une réussite collective grâce aussi au jeu truculent de Tatsuya Nakadai dans le premier film, et à celui ténébreux mais d'un étonnant réalisme de Ken Ogata dans les deux autres.
Bonus: Gosha par Gosha : entretien avec Tomoe, la fille de Hideo Gosha (13’), Entretiens avec Yoshinobu Ishioka (chef décorateur), Fujio Morita (chef operateur), Seiichi Sakai (assistant monteur), Tomoe Gosha (fille de Hidéo Gosha) (13')



Yohkiro, le royaume des geishas (1983):
Avec Ken Ogata, Kimiko Ikegami, Atsuko Asano, Sayoko Ninomiya

Jadis, Katsuzo a été amoureux d'une prostituée avec laquelle il a eu une fille. Ils avaient voulu fuir ensemble, mais les yakuzas les rattrapèrent et tuèrent devant lui sa compagne. Aujourd'hui, Katsuzo est un "zegen", un proxénète qui achète des jeunes filles pour les revendre au Yohkiro, la plus grande maison de geishas du sud du Japon. Pour oublier complètement son passé, il y avait d’ailleurs placé sa fille : entre-temps, celle-ci est devenue une grande geisha, que tous les notables de la région s'arrachent. Mais de terribles drames se jouent au sein de ce royaume des plaisirs…

Bonus: Entretiens avec l’équipe du film : entretiens avec Masahiro Sanada (publiciste), Yoshinobu Nishioka (chef déco), Fujio Morita (chef op'), Tomoe Gosha (fille de), Seiichi Sakai (assist monteur) (13’)



La proie de l'homme (1985)
Avec Ken Ogata, Yukiyo Toake, Yuko Natori, Mariko Ishihara

Kiwa est l'épouse dévouée d'Iwago, un ancien champion de lutte. Sa carrière sportive terminée, il a choisi un métier de l'ombre, celui de "zegen" : il achète des jeunes filles à des familles miséreuses pour les revendre aux maisons de geishas. Son commerce prospère, mais Kiwa le supplie d'abandonner cette activité. C'est alors qu'Iwago reproche à sa femme ses "airs de bourgeoise" alors qu'elle profite bien, après tout, des avantages de son "sale métier". Le mépris s'installe peu à peu dans le couple. Iwago prend des maîtresses et inflige des brimades à sa femme…

Bonus: Entretiens avec l’équipe du film : Fujio Morita (chef opérateur), Masahiro Sanada (publiciste), Seiichi Sakai (assistant monteur), Tomoe Gosha (fille d’Hideo Gosha) (13’)



Femmes de yakuzas (1986):
Avec Iwashita Shima, Katase Rino, Sera Masanori

Au cœur de la pègre d'Osaka, une femme dirige un clan de 500 Yakuzas. Son mari est en prison. Elle est redoutable et redoutée, intelligente et fin stratège, tout en gardant sa féminité. La discorde et la désorganisation du clan adviennent lorsque ses projets pour marier sa sœur à un notable non corrompu échouent, et que cette dernière décide d’épouser un yakuza d’une bande rivale …

Le film d’Hidéo Gosha est le premier du genre "yakuza wives movies". Son succès a été tel en 1986 qu’il a fait l’objet de suites ou de variantes multiples. Femmes de yakuzas est une adaptation d'un autre succès de librairie de l'époque, celui du roman de Shoko Ieda basé sur des témoignages de femmes de la pègre. L'originalité foncière et complètement inattendue de cette histoire – le cinéma japonais nous avait habitué à des femmes de yakuzas soumises ou maternelles vivant dans l'ombre des caïds – donnera naissance à une série d'une quinzaine d'épisodes au cinéma et, aujourd'hui encore, elle continue d'être une source d'inspiration pour les réalisateurs de télévision. En véritable amoureux des femmes, Gosha offre ici l’un de ses plus beaux rôles à une comédienne magnifique : Shima Iwashita. Femme de yakuzas inspirera aussi Quentin Tarantino pour son Kill Bill, cette maîtresse-femme n’est pas sans rappeler Lucy Liu dans le rôle d’ O-Ren Ishii.
Bonus: Souvenirs de Gosha, 2ème partie : entretiens avec Seiichi Sakai (assistant monteur), Tazuko Miyazaki (scripte), Fujio Morita (chef operateur), Yoshinobu Nishioka (chef décorateur) (13’), Entretiens avec Fujio Morita (chef-opérateur), Yoshinobu Nishioka (chef décorateur), Mark Schilling (critique, auteur du Yakuza Movie)



Tokyo Bordello (1987):
Avec Yuko Natori, Rino Katase, Jinpachi Nezu, Sayoko Ninomiya

Un homme d'affaires ruiné est contraint de confier sa fille, Hisano, à un proxénète pour rembourser ses dettes. Celle-ci est revendue à une maison de geisha de Yoshiwara, le plus grand quartier des plaisirs du Japon où la prostitution est un art en même temps qu'un commerce depuis plusieurs siècles. Hisano est confiée aux trois oïran de la maison qui vont être chargées de la former à l'art des plaisirs…

Après Femmes de Yakuzas, divertissement haut en couleur, Hideo Gosha reviendra, avec Tokyo Bordello, à un sujet plus sombre et plus grinçant, davantage dans la veine d'auteur, grâce au travail de Kazuo Kasahara (le scénariste attitré de Kinji Fukasaku sur la série Combat sans code d'honneur). Cette superproduction, tournée dans des décors qui sont une minutieuse reconstitution du quartier des plaisirs de Yoshiwara, fût le dernier succès au box office de Hideo Gosha.
Bonus: Entretiens avec l’équipe du film : entretiens avec Fujio Morita (chef op') et Yoshinobu Nishioka (chef déco) (13’)

Cette fournée de DVD s'offre pour l'occasion un relookage du plus bel effet. La collection Les Introuvables fait peau neuve pour notre plus grand plaisir. Deux types de boîtiers seront désormais disponibles: le premier, le collector 2 DVD en boîtier amaray aux alentours de 20 euros (type Hitokiri), et le second, une édition simple, également en boitier amaray aux alentours de 14 euros (Tokyo bordello par exemple). L'éditeur n'éditera plus de DVD en boîtier digipack. Pour les sorties des films d'Hideo Gosha, Wild Side a décidé de ne pas les éditer en un gros coffret pour des raisons éditoriales; les films sont de nature assez disparate et le prix bien plus élevé d'un éventuel coffret pourrait dissuader l'acheteur de venir découvrir le réalisateur.
A l'occasion de ce relookage, plusieurs titres déjà parus viendront accompagner ces titres inédits. Pour permettre une compréhension plus claire, l'éditeur a developpé une signalétique plus pratique: sur la façade du DVD, en bas à gauche, quatre codes couleurs permettent d'identifier d'un seul coup d'oeil le thème à savoir l'âge d'or du cinéma asiatique (rouge), l'âge d'or du cinéma européen (bleu), l'âge d'or du cinéma américain (vert) et les maîtres du fantastique (orange).


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