Par Kevin Prin - publié le 06 décembre 2007 à 01h02 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h31 - 0 commentaire(s)
Récemment récompensé de l'oscar du meilleur second rôle, nous avons eu l'occasion de parler à Alan Arkin quelques semaines avant même qu'il soit nominé. Interprétant le fameux "grand-père", il revient sur son expérience de ce film au succès surprise.

Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?
Comme d'habitude, mon agent m'a envoyé le script, je l'ai lu et j'ai tout de suite accepté. J'ai trouvé le script très intéressant, imprévisible, généreux. On ne sait pas trop en le lisant si ça va être drôle ou triste. Ce n'est pas un film manipulateur.

Avez-vous improvisé certaines de vos scènes ?
Non, tout était écrit. J'ai rajouté quatre ou cinq lignes au total, mais le script était tellement merveilleux qu'il n'y avait rien à changer.


Vous avec une grande complicité avec le personnage de Olive, interprétée par Abigail Breslin.
Les personnages ont une sorte de relation assez secrète. Nous sommes très proches, nous nous comprenons parfaitement. Olive n'a ce type de relation qu'avec son grand-père.

Que pensez-vous de cette famille originale et décalée ?
Avez-vous déjà rencontré une famille qui ne le soit pas ? Ils sont comme toutes les familles que je connais. Vous pouvez rire et discuter avec n'importe quelle famille pendant une heure, et petit à petit vous vous rendrez compte qu'il y en a un qui a été dans un asile, un autre qui a tenté de se suicider, un autre qui a divorcé six fois, etc. Creusez un peu, aucune famille n'est normale.



Vous voyez le film comme une critique de la famille américaine moyenne ?
C'est plus une observation qu'une critique. Les américains sont shootés au succès, ce que le film reflète.


Que pensez-vous des concours de beauté comme celui que l'on voit dans le film ?
Je porte le même regard que celui du film. Olive fait peut-être un strip-tease, mais c'est innocent et donc touchant. En comparaison, ce que font les autres petites filles qui sont déguisées et ont appris à bien se tenir, c'est de la pornographie.



Etait-ce difficile de travailler avec deux réalisateurs au lieu d'un ?
J'étais très inquiet à ce sujet au moment de lire le script. Je ne savais pas si ça se passerait bien d'avoir deux voix différentes sur le plateau. Je leur ai demandé quand on s'est rencontré, et ils m'ont assuré qu'ils nous dirigeraient d'une seule voix... Ce qui s'est avéré vrai.

Etiez-vous intrigué de travailler avec un acteur comique comme Steve Carrell sur un tel film ?
Je ne le connaissais pas, pour moi c'était comme travailler avec un nouvel acteur. Lors du tournage, il n'avait encore aucun vrai film de connu. On ne savait pas qui c'était !



Comment expliquez-vous le succès du film, aussi bien critique que public ?
Et bien comme quoi les critiques ont de temps en temps raison ! (rires) Nous ne savions pas que le film aurait autant de succès, c'était une surprise énorme.

Quels sont vos projets ?
Je tourne actuellement Sunshine Cleaning, une comédie par les producteurs de Little Miss Sunshine.

TROIS QUESTIONS SPOILER –

Que pensez-vous de la mort de votre personnage au milieu du film ?

C'est un bon entraînement.

... un bon entraînement ??
Oui, mourir devant une caméra est un bon entraînement. On doit tous mourir un jour.

... Comment ça peut être un bon entraînement puisqu'on ne vous voit pas mourir à l'image !
Dans la vie non plus vous ne me verrez pas mourir.


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