Racontant l’histoire de Yuri Kovner au lendemain de la mort de son père, Jewboy nous offre une plongée dans la diaspora juive en Australie, tout en nous contant la lente maturation de ce jeune homme que tout destinait à devenir rabbin. Explicitant son rapport au corps par le truchement et la pesanteur de la religion, le cinéaste Tony Krawitz nous amène à suivre son évolution vers la sensualité et la responsabilité. A la découverte de lui-même, des femmes et plus sûrement du monde extérieur à la communauté juive de Sydney, on suit ainsi Yuri dans sa quête de l’autre. De son rejet de celle qui devait être sa femme à son départ du domicile familial en passant par ses premiers pas de taxi ou sa première expérience avec une professionnelle, Jewboy fait ainsi de ses larmes des premières séquences, le premier pas vers l’âge adulte. La parenté avec l’excellent La Petite Jérusalem - film français explorant des difficultés et obsessions similaires du côté des femmes - est en cela troublant puisque sont évoquées les mêmes rites, les mêmes règles et plus sûrement les mêmes tabous vis-à-vis de l’autre sexe, du corps et de sa capacité à décider de son propre destin.

Retrouvez le test complet de cette édition en cliquant sur le lien-dessous: