Par Jack Wilson - publié le 18 février 2005 à 04h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h15 - 33 commentaire(s)
Enfin, il est arrivé le coffret de la trilogie Star Wars après des années d’attente. Fan de science-fiction et de fantastique, il ne manque plus qu’un coffret dans ma collection, celui d’une série animée originaire du pays du soleil levant et se faisant largement désirer. Albator, Capitaine Flam, Ulysse 31, Cobra, La bataille des planètes, toutes ces aventures ont bercé mon enfance mais pas autant que celle-ci.

Retour en arrière : quand je rentrais de l’école (je devais alors avoir 6 ans), j’attendais avec impatience l’émission Récré A2 et surtout les nouvelles péripéties de mon héros favori. Noam, Les Goldies et Lionel Leroy (on évitera de parler de Bernard Minet tant son générique frise la nullité) ont chanté ses louanges. Ce dessin animé avait vu le jour au Japon en 1975 et sur les écrans français durant l’été 1978.

L’histoire : un prince d’un autre monde devenu fermier se battait contre une horde d’envahisseurs extra-terrestres avec son robot géant qui évoluait dans les airs grâce à une soucoupe. Tous les personnages portaient des noms d’étoiles. Le pilote se nommait Actarus et son appareil était baptisé Goldorak. Pendant 74 épisodes, il repoussait les attaques de monstres d’acier comme les Golgoths et les Anteraks envoyés par les ambitieux Minos, Hydargos puis Horos, tous serviteurs du grand stratéguerre, le roi Véga désireux de conquérir la planète bleue. Ce dernier avait ordonné la destruction d’Euphor, la terre natale du prince qui avait été contraint de fuir et se réfugier sur la Terre. Dans le civil, Actarus était considéré comme le fils du professeur Procyon et côtoyait Vénusia et Mizar, les enfants de Rigel, propriétaire du ranch pour lequel il travaille. Actarus bénéficia tout d’abord de l’aide d’Alcor et de son frêle OVTerre puis plus tard celui-ci forma avec Vénusia et Phénicia (la propre sœur d’Actarus), la patrouille des aigles composée de l’Alcorak, du Vénusiak et du Fossoirak. D’autres engins comme l’Aquarak et le Cosmorak faisant de courtes apparitions pour venir prêter main forte dans les situations difficiles.


Même si quelques intrigues avaient parfois tendance à se ressembler, Goldorak était doté d’un rythme dynamique, ne manquait pas de suspense et son héros traumatisé par un passé meurtri apportait un peu de consistance au récit. On était bien loin des sempiternelles bastons ultra violentes des mangas actuels car les combats se déroulaient entre machines et le sang coulait peu. Certains plans tenaient plus du langage cinématographique (ralentis, plans rapprochés ou arrêtés) que du dessin animé pur. De plus, la qualité du doublage était au rendez-vous (ah, Actarus doublé par Daniel Gall qui était aussi la voix française de Bill Bixby/David Banner dans L’incroyable Hulk). Métamorphose, Goldorak Go, Transfert, Autolargue, bon je vais m’arrêter là car la liste est longue !

Son créateur s’appelle Go Nagai et Goldorak (UFO Robot Grendizer en VO) est en fait le dernier segment d’une trilogie commencée avec Mazinger Z puis Great Mazinger (tous deux quasiment inconnus dans l’hexagone). Mais revenons à la cause de ce blocage : un litige qui porte sur les droits d’auteur (encore une satanée affaire de pognon !) entre Dynamic Visions (la compagnie de Go Nagai) et les studios Toei Animation qui ont adapté le concept pour la télévision. Il semble pourtant que ça se soit arrangé depuis peu car durant le premier semestre 2004 est sorti au Japon l’intégralité de la série répartie sur deux coffrets incluant un chouette livret explicatif sur l’univers de la série. De même que les visuels illustrant les jaquettes et le coffret sont tout bonnement renversants. Concernant les bonus, sont présents des génériques, galeries d’images, spots promotion nels ainsi que des épisodes inédits.

On est donc en droit d’espérer des éditions similaires en France pour cette année (qui marquera les 30 ans de la naissance de la série) car je ne crois pas être le seul nostalgique des aventures du prince de l’espace.
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