L'homme et sa nature bestiale est l'objet sur lequel s'interroge Damien Odoul dans «L'histoire de Richard O.». Plus précisément, le cinéaste-artiste contemporain questionne, par le biais des déambulations de son personnage, les pulsions de nos corps et l'extrémité moribonde qu'elles peuvent atteindre.
Les multiples variations de netteté avec lesquelles le film joue, passant d'un flou abstractif à une clarté limpide, se trouvent convenablement portées par l'image. Les scènes sombres dans lesquels Richard O. glose sur ses pulsions donnent toutefois à voir une définition d'image moins précise. Mais cette alternance légère dans l'acuité participe à l'ambigüité du film et à sa trouble expérience.
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