Par Gaël Monneret - publié le 27 juin 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h54 - 0 commentaire(s)
« Nos modes de consommation changent, et cela est inéluctable » avait professé Steve Jobs à l’inauguration de son site ITunes, lancé à l’époque pour proposer du contenu musical à son petit jouet, l’IPod.

Le temps a passé, et ITunes est devenu aujourd’hui un acteur incontournable de la vente de musique en ligne, devant même le mastodonte Amazon. Le succès de l’Ipod, mais aussi le succès plus récent du catalogue EMI proposé sans DRM (Digital Right Management, c'est-à-dire système anti-copie) sur le site musical de la grosse pomme montre que le CD, sans forcément disparaître, commence à être sérieusement remplacé par son équivalent numérique. Il suffit pour cela de regarder les spots TV annonçant la sortie d’un nouvel album du chanteur X ou Y, pour voir que l’accent est aujourd’hui mis non plus sur la présence du CD dans les bacs, mais sur la disponibilité de l’artiste sur les plateformes de téléchargement.


La musique en ligne va donc bien, merci pour elle. Malgré la fermeture de certains protagonistes du domaine, notamment Sony, qui va fermer sa plateforme « Connect » pour « se consacrer au développement du Playstation Network » (sic !), les autres acteurs du marché se frottent les mains, en suivant la plupart du temps le modèle de la locomotive du secteur.

Dernier acteur en date, Samsung, avec son Samsung Mega Studio, qui vise les utilisateurs de lecteurs MP3 de la marque coréenne, proposant des services sur le même modèle qu’Apple. L’intérêt de la plateforme de la société coréenne réside malgré tout dans son offre illimité, à 14,99 €, qui permet de télécharger les musiques de son choix parmi un catalogue de 2 millions de titres, et utilisable sur 3 PC et 2 baladeurs Samsung. Initiative à saluer dans un monde musical verrouillé.

Mais les plateformes musicales commencent à manger le terrain des acteurs de la VOD, tels que la Fnac ou Virgin Mega, qui propose même dans le cas de ce dernier une plateforme multiservices : films, spectacles, presse (avec des magazines au format numérique), billetterie de spectacle ou encore développement de photos.


C’est cette diversification qui propulse également la progression des ventes (et du chiffre d’affaire) des plateformes musicales, là où le géant ITunes vise plutôt du contenu entertainment (clips vidéos, podcast d’émission, films) à destination quasi-exclusive de son lecteur phare.

Avec un marché de la musique en ligne en pleine forme, et un marché de la VOD en pleine progression, l’avenir du multimédia et du home cinéma (soit du « home media ») passe définitivement par ces plateformes de services, surtout avec l’arrivée progressive de la haute-définition et bientôt de la musique multicanal (grâce au format de compression He-AAC, soit AAC 5.1) à des prix beaucoup plus abordables que les supports physiques, et sans avoir à choisir son camp parmi les différentes technologies du marché.
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