La notoriété de l'auteur extériorisant ses propres démons à l'écran n'est plus à faire pour quelqu'un de la trempe de Shyamalan, bonhomme spécialisé avec génie dans la dédramatisation fantaisiste. Cela fonctionnait globalement bien dans son
Sixième Sens, et bien plus encore dans les trois opus qui ont suivi, et l'attente provoquée par
La Jeune fille de l'eau reposait essentiellement sur la création de toutes pièces d'une mythologie, là où le réalisateur/scénariste faisait des emprunts dans les grands classiques sur ses précédents scripts. Hélas, en voulant forcer un peu plus dans l'originalité, la nouvelle bobine tombe aussi brusquement qu'un couperet : parce que loin des ses précédentes apparitions, Shyamalan s'offre ici l'un des rôles-titres et signe un autoportrait triste, parfois agressif, désabusé, et confessant face caméra ce qui s'apparente à un constat d'échec. Comme s'il savait que son nouveau film n'allait pas plaire. Effectivement,
La Jeune fille de l'eau s'impose à ce jour comme son oeuvre la moins convaincante.
Prévu de sortie le 28 février sous la bannière de Warner, retrouvez le test complet de
La Jeune fille de l'eau ci-dessous :