Nous sommes transportés dans une autre dimension, une dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d'esprits. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières ne sont que notre imagination. Un voyage au bout des ténèbres où il n'y a qu'une destination : la quatrième dimension...Ce coffret réunit précisément la fin de la première saison (jusqu'à l'épisode The Last Defender of Camelot/Le Dernier Chevalier) et la moitié de la seconde (jusqu'à Shelter Skelter/Sans Abri). Il manque donc cinq épisodes réalisés en 1987 qui devraient se retrouver prochainement dans le volume 3. Peut-être qu'Universal a privilégié l'ordre de retransmission à l'époque de la cinquième chaîne française (la série avait été diffusée sous le titre
La Cinquième Dimension). Il est à noter que chaque épisode est constitué de plusieurs histoires...
La Quatrième Dimension est une série culte. Du moins en ce qui concerne les épisodes originaux réalisés entre 1959 et 1964. Vingt ans après, la machine était de nouveau en marche, tout en couleurs et avec de jeunes acteurs débutants dont certains allaient devenir d'énormes stars. Que reste t'il de cette suite réalisée dans les années 80?
La plupart des effets visuels accusent très visiblement le coup (matte paintings risibles, fonds bleus horribles...) et le charme du noir et blanc originel ne peut plus opérer, mais les idées visuelles restent et la philosophie de
La Quatrième Dimension parvient tout de même à tenir le choc. Des partis pris humoristiques à travers des sujets graves (Bienvenue à Winfield) à une métaphysique enduite de spatio-temporalité (Sursis), en passant par les peurs suspiriennes (Le Spectre de Grand-Mère, adaptée de Stephen King), la série n'a rien perdu de son allant névrotique et de son inquiétante étrangeté.
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A ce titre, l'épisode 22, dirigé par Wes Craven, est une pure merveille. Un homme se retrouve confronté à un inquiétant invalide, qui se révèle être son double parti,lui, à la guerre du viet-nâm. Le discours politique et la vampirisation de de ce fantôme amputé renvoyant le reflet de la culpabilité sur l'ensemble de la famille est une belle réussite qui honore la série originale. La maîtrise du réalisateur fait le reste: les surcadrages, les variations lumineuses à l'intérieur du plan qui nous font pénétrer dans la psychose et la construction rythmique impeccable, sont au diapason.

Seulement, plus qu'un basculement du quotidien vers une nouvelle dimension de ce quotidien, les épisodes en couleurs lorgne en général plutôt du côté fantastique et science-fictionelle pur et dur. Ce glissement ne s'opère que dans certaines histoires en oubliant la mise en parallèle de cette autre dimension. En cela, la nouvelle série opère un virage plus familier, plus efficace dans l'action, pour les spectateurs qui ont été nourrit aux Contes De La Crypte, par Au-delà Du Réel ou encore Poltergeist. La patte scénaristique de Rod Serling est véritablement inimitable...