Lettre à Monsieur Besson
Cher Monsieur J’en-ai-rien-à-battre-de-mes-sorties-vidéo, est-ce parce que vous avez quitté la Gaumont et que vous êtes maintenant plus américains que français que vous vous foutez des pressages de vos films ? Un réalisateur ne souhaite-t’il pas que ses œuvres soient présentées dans la meilleur qualité possible, afin que celles-ci puissent refléter au mieux l’œuvre originale ? Etes-vous trop imbu de vous-même pour vous rabaisser à contrôler une sortie DVD, ou tout simplement n’en avez vous rien à faire (en gros, vous foutez-vous de votre public) ?
Car, à la vue de cette édition DVD, en tout point identique à la celle sortie sur le territoire anglais, on est en droit de se poser la question.
Non seulement le master utilisé, sans être complètement pourri mais bien vilain, est loin d’être ce que l’on pouvait attendre du très beau film que vous nous avez réalisé, mais le comble est que, d’une part, on ne bénéficie ni du Dolby Digital 5.1 (alors qu’il devrait figurer sur l’édition zone 1), ni des suppléments existants. Même la bande annonce n’est pas celle que nous connaissons ! Elle ne représente pas du tout le film que nous avons entre les mains et qui vaut son pesant de cacahuètes tant elle est ridicule. Mais surtout, le master utilisé est loin d’être à la hauteur de nos espérences. Pendant que vous y étiez, vous auriez pu demander qu’ils remplacent cette version par celle massacrée par vos nouveaux compatriotes, vous savez, celle avec le ‘’happy end’’ et la musique de Bill Conti...
Si vous avez trois heures à perdre, penchez-vous un peu sur ce DVD, cela vous permettra peut-être de vous remettre en question quant au comportement à adopter.