A une heure où on encense tout et surtout n’importe quoi, il serait peut-être bon de célébrer à leur juste valeur les vrais grands films de cinéaste qui n’ont pas peur de leurs audaces encore moins de l’exigence des impatients. Amateur de cinéma contemplatif, réjouis-toi. Après Lénine dans
Taureau et Hitler dans
Moloch, l’esthète Aleksandr Sokurov passe au scalpel filmique l’empereur Hiro Hito dans une période déterminée (reddition du Japon et refus de l’ascendance divine) et signe une sorte de chef-d’œuvre dans lequel il traque les incertitudes sur le visage d’une figure illustre de l’Histoire quand lesdits fondements s’écroulent. Dans l’élégant sillage de ses précédents opus, avec cette fois-ci la substance adéquate,
Le Soleil génère une fascination ébahie, immédiate et permanente, dont la cérébralité n’effraiera que ceux qui pensent que le cinéma est une affaire de divertissement inoffensif. Plein de bravos.
Prévu le 8 Septembre prochain dans les bacs, sous la bannière de TF1 Video, retrouvez le test complet ci-dessous :