Par Jonathan Ragueneau - publié le 24 novembre 2008 à 16h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h51 - 2 commentaire(s)
L’année 2009 sera Gotham ou ne sera pas. Il y a quelques jours déjà, nous vous annoncions la sortie prochaine de Batman : Mask of the Phantasm et de Batman Beyond : saison 1, ce qui restait déjà en soi deux excellentes nouvelles pour les fans de Caped Crusader. Mais la Warner ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et sort enfin dans nos contrées le coffret de l’intégrale de Les Anges de la Nuit (Birds of Prey pour la version originale) dès le 03 décmbre 2008.

Cette série plutôt méconnue chez nous car sous médiatisée par rapport à un Smallville et même à une série déjà morte sur Dick Grayson, se propose de présenter en une douzaine d’épisodes une variation possible de l’Univers de Batman en réussissant le tour de force d’être passionnante sans pour autant mettre ce dernier en scène. Se basant sur un comic book d’Alan Moore, la série s’ouvre sur l’une des dernières frasques du Joker qui cloue littéralement au sol Barbara Gordon, l’obligeant de fait à renoncer à sa carrière de batgirl pour devenir Oracle. Dans le même temps, Catwoman est tuée et laisse derrière elle sa fille, fruit de ses amours avec Bruce Wayne.

Face à cette hécatombe, celui-ci part sans laisser d’adresse. Alfred reste au service de Barbara dans une tour de guet improvisée tandis qu’Helena, qui a bien grandi, entame une carrière de justicière. Arrivent alors un flic moins corrompu que les autres et une nouvelle fille douée de pouvoirs télékinésiques (entre autres)...



Lorgnant tout à la fois du côté de sa propre écurie (DC) et sur celle de la concurrence (Marvel), nonobstant un petit coup d’œil sur ce qui se faisait à la télévision alors (Dark Angel, Mutant X...), Birds of prey parvient à se créer une identité propre, à grand renfort de méta humains du jour (c’est ainsi que la série appelle les personnages à pouvoirs ) tout en proposant des personnages attachants et assez fouillés psychologiquement parlant. A tout ceci, il reste légitime d’ajouter un traitement des décors assez respecteux du style mis en place par Tim Burton au cinéma et un fil rouge magnifique effectuant une continuité sans borne avec le Diniverse, puisque la "bad guy" de la série est Harley Quinn herself, et que cette dernière, sans le garde fou qu’était le Joker, démontre une envie certaine de faire de Gotham son univers.

Cette série donc mérite d’être redécouverte, sans compter un casting juste tant au niveau des acteurs que des personnages fictifs (Clayface étant lui-même de la partie dans un épisode charnière).

Si la Warner continue sur cette voie, les mois à venir vont être riches en surprise. Peut-être aurons-nous alors droit à l’édition deluxe de The Dark Knight et pourquoi pas même des sorties zone 2 de Superman Doomsday, Batman Gotham Knight, Justice league the new Frontier et pourquoi pas même Wonder Woman ? Wait and see….

Jonathan Ragueneau
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