Lors de sa conférence annuelle, la Blu-Ray Partners, association française du Blu-Ray qui rassemble les fabricants et les éditeurs vidéos, a voulu afficher son optimisme sur l’installation du format. Une règle : lutter contre les idées reçues.
Première idée reçue, le DVD bénéficiait en son temps d’une adoption plus rapide et plus massive par les consommateurs. Faux, selon la Blu-Ray Partners, qui estime au contraire que le Blu-Ray connaît un décollage plus rapide que celui du DVD. Parlons chiffre, le catalogue de références disponibles comprenait 800 titres fin 2008 pour atteindre fin 2009 1 500 titres. Les ventes comparées de janvier 2008 et de janvier 2009 ont été multipliées par trois et surtout, la part du Blu-Ray sur celle du DVD augmente sur les ventes globales d’un tire : un film disponible dans les deux formats se vendrait à 80% en DVD et à 20% en Blu-Ray. Pour certains exemples, comme
Wanted : choisis ton destin, on parle de 35% de Blu-Ray sur les ventes. Le parc de lecteurs Blu-Ray commence à croître : il se serait donc vendu 120 000 platines de salon en 2008, 750 000 PS3 et environ 600 000 produits informatiques avec lecteur Blu-Ray intégré. La Blu-Ray Partners estime que ce parc global pourrait représenter fin 2009, si on cumule les ventes de 2007 à 2009, environ 3 millions de lecteurs Blu-Ray (lecteurs de salon + platines PS3 + ordinateurs).
Seconde idée reçue : la VoD et la dématérialisation pourraient supplanter le Blu-Ray. «
Il y complémentarité » explique la Blu-Ray Partners, qui estime que le chiffre d’affaires du Blu-Ray sera pour la seule année 2009 trois fois supérieur à celui de la VoD et que la VoD atteindra 15% de parts de marché en… 2013. La Blu-Ray Partners y voit plusieurs raisons, à commencer par la qualité du support optique qui aura « toujours une longueur d’avance » sur la dématérialisation en qualité d’image, richesse des bonus, interactivté. Ensuite, l’attachement du consommateur au support physique, la simplicité d’usage, l’immédiateté lui semblent autant de facteurs en faveur du Blu-Ray.
Enfin, l’association voit l’avenir autour de trois technologies : le BD-Live, encore peu déployé en France mais qui devrait s’enrichir en 2009, la Digital Copies, qui consiste à vendre un Blu-Ray avec un BD-Rom autorisant une copie du film à usage privé, et enfin le développement de contenu en 3D sur le Blu-Ray. L’association fait en revanche l’impasse sur l’impact de l’émergence des autres supports comme les cartes mémoires de très grandes capacités. Enfin, les éditeurs vidéos prévoient de commercialiser de plus en plus de titre en bundle, Blu-Ray + DVD, pour faciliter la découverte du format par les utilisateurs et les inciter à investir dans un lecteur ad hoc capable de lire les Blu-Ray. Quoi qu’en dise la Blu-Ray Disc Partners, le Blu-Ray est probablement le dernier format de disque optique à être commercialisé, avant une dématérialisation des supports vidéos.