Parmi la longue liste des
remake Hollywoodiens (
Body Snatchers ;
Ne vous retournez pas ;
Hitcher), il faudra ajouter celui de
Maléfique, d'Eric Valette, un film fantastique français efficace qui avait remporté le prix du Jury du Festival "Fantastic'Art" de Gérardmer 2003, présidé par William Friedkin et méritait plus que le détour.
L'action se passait dans une cellule carcérale avec quatre détenus aux identités opposées : un chef d’entreprise accusé d’escroquerie, un transsexuel en cours de métamorphose, un attardé mental et un intellectuel, meurtrier de sa femme. Derrière une pierre de la cellule mystérieusement descellée, ils découvraient un livre : le journal d’un détenu, Danvers, qui occupait ce lieu au début du siècle. Ce journal renfermait des formules aux pouvoirs magiques qui permettaient de s’évader… Aux antipodes de la tendance cynique de Craven et consorts,
Maléfique appartenait à une vague de
revival d'un cinéma fantastique qui nageait dans les eaux limpides du premier degré. Un mouvement initié par le divin
Jeepers Creepers de Victor Salva. En partant de la fiction zonzon, Valette nous faisait progressivement croire en l’incroyable avec une espèce de fausse naïveté aussi dérangeante que séduisante. Sans pour autant bouleverser les codes du genre mais en n’oubliant jamais de jouer avec eux, le cinéaste livrait une fiction délicieusement parano qui jouait avec les nerfs de ses personnages et à fortiori ceux du spectateur. On n'en demandait pas tant.
Aujourd'hui, c'est au tour du remake de faire son apparition. Développé par Paramount Pictures, le projet sera supervisé par Neal H. Moritz (
xXx,
Souviens-toi... l'été dernier) et écrit par John Pogue. Une nouvelle qui à défaut de faire saliver donne envie d'en savoir plus sur les prochains projets d'Eric Valette, cinéaste français diablement prometteur...