Joli retour en force de John Landis qui puise une fois de plus son inspiration dans tout le potentiel absurde du cinéma de genre pour mieux construire un vrai comique de situation. Médusés, les personnages de
Deer Woman n'auront de cesse de l'être dans ce film trouvant parfaitement le compromis entre la série télé - à travers une fausse intrigue policière récupérant tous les clichés du genre - et le cinéma avec une mise en scène particulièrement soignée. Etrange et mystérieux face à face dans cette histoire burlesque de serial killer entraînant un enquêteur des dégâts causés par les animaux sauvages (?) sur la piste d'hommes massacrés à coups de pattes de cerf jusqu'à finir en compote et voir leur plus bel attribut littéralement brisé.
Epaulé par son propre fils au scénario, Landis se sert donc de
Masters Of Horror comme d'une cour de récréation dont il avait besoin pour se lâcher littéralement et filmer ce qu'il aime probablement le plus : la consternation générale de personnages lambdas plongés dans une histoire qui les dépasse au plus haut point. Plus à prendre comme une sorte de spin off de son excellent
Loup-Garou de Londres (à qui il fait un joli clin d'œil) que comme un vrai film d'horreur,
Deer Woman transforme l'essai du mythe incongru dans ce qu'il peut avoir de drôle comme de fascinant, mais aussi de sexy, pour devenir l'un des meilleurs essais de cette première saison. On adore !
Retrouvez le test complet de cet épisode de Masters Of Horror, disponible avec les cinq autres titres de la première vague le 3 Octobre prochain dans les bacs :