Par La Rédaction - publié le 10 octobre 2006 à 03h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h11 - 5 commentaire(s)
Elégant, charismatique, charmeur, courageux, l'espion OSS 117 - alias Hubert Bonisseur de la Bath - est également stupide, maladroit, drôle et colonialiste jusqu'au bout des os. Campé par un Jean Dujardin au meilleur de sa forme, l'évènement comique de ce début d'année au cinéma arrive enfin dans les bacs.

Le Caire, 1955. Le climat est orageux en Egypte : les espions de tout bord, les sectes religieuses, les adeptes du roi déchu, ... Le président René Coty envoie son meilleur agent, OSS 117, mettre de l'ordre.

La grande force d'OSS 117 est de s'attaquer de front au kitsch des séries d'espionnage des années 50. James Bond est bien entendu visé, mais aussi les films originaux OSS 117 sortis dans les années 60 et 70. Arborant un ton ouvertement décalé, OSS 117 parodie les travers du genre en transformant son héros en anti-héros total, prétentieux, naïf, machiste et imbibé de la mentalité colonialiste de l'époque. Jean Dujardin se montre une fois de plus parfait dans ce rôle, alliant le charisme d'un Sean Connery à la débilité d'un Brice de Nice, le tout en restant parfaitement crédible. OSS 117, Le Caire nid d'espions suit donc à la lettre un scénario complet de film d'espionnage, mais y apporte un regard humoristique et même esthétique supplémentaire qui en enrichit considérablement la substance.


Prévu en DVD le 7 Novembre prochain sous la bannière de Gaumont Video, retrouvez le test complet ci-dessous :
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