Avec son
Boogeyman et sa tête de Geôlier du troisième Reich,
Reeker cherche effectivement à inverser les tendances actuelles en prenant son temps au service d'une logique de la violence à travers ses meurtres graphiques métaphoriques, imagés, allégoriques, paraboliques et autres extensions imaginatives d'une morale qui au final se dégonflera comme un soufflé mal préparé. Très difficile d'étaler carte sur table le joli pied dans le tapis que se prend le film sans en dévoiler la chute, même si l'on salue l'audacieux mélange de propagande pour la sécurité autoroutière avec sa narration façon
Identity. Un rythme lent, et un twist improbable qui n'empêche pas de constater une vraie passion et un certain savoir-faire pour le cinéma horrifique.
Du coup, même si le film de Payne ne convainc pas, on attend le suivant avec un œil curieux et on lui donnera surtout une deuxième chance en DVD puisqu'il sera disponible au début de ce mois.