Réincarnation a mis près de 3 ans pour franchir les frontières du Japon et ainsi atterrir dans nos salles françaises au milieu d'une relative indifférence. Pourtant, le nom de son réalisateur est loin d'être inconnu. Ce n'est autre que Takashi –
The Grudge - Shimizu, l'un des principaux auteurs à l'origine de la nouvelle vague de fantômes japonais. Après deux trilogies consacrées au genre (
The Grudge et
Ju-On), il revient sur les fondamentaux du mythe du fantôme. Il est vrai qu'à force, le réalisateur tournait en roue libre, avec un talent assez mitigé. Ici, il cherche à mettre en abyme son thème de prédilection grâce au procédé scénaristique du film dans le film, où l'on suit le récit d'un tournage. Une manière détournée pour s'interroger véritablement sur les constituantes intrinsèques du fantôme nippon. Le thème principal habilement mis en scène est celui du va-et-vient entre le présent du tournage du film et des séquences du passé qui se réactualise par intermittence, comme si celles-ci venaient parasiter la chronologie du temps.
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