Par La Rédaction - publié le 29 février 2008 à 05h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 13h18 - 0 commentaire(s)
Utilisée à tort ou à raison, mais surtout n'importe comment, la notion de film-culte prend pourtant tout son sens avec Robocop, peut être l'oeuvre populaire la plus définitive de ces vingt dernières années. Pas la peine de retourner le film dans tous les sens et d'en traquer la moindre signification cachée : Robocop n'est pas un film cérébral, c'est du pur concentré de plaisir épidermique, de la jouissance pure. Initialement voulue comme une oeuvre politiquement engagée par les deux scénaristes Michael Miner et Edward Neumeier, l'histoire de Murphy, dévorée et digérée par l'ogre hollandais Paul Verhoeven, devient à l'écran la visualisation du fantasme de générations entières de cinéphiles. Ce fantasme qui donna leur chance à tant de cinéastes finalement décevants, qui entretient depuis toujours notre amour du cinéma : voir un jour une série B assumée et transcendée par le génie à l'état pur. Quelque chose comme Robocop, cette banale affaire de robot vengeur qui rappelle à chaque plan, à chaque réplique, que les grands cinéastes peuvent aussi être de grands faiseurs. Cameron l'avait annoncé avec Terminator et Verhoeven l'a confirmé en gagnant des cîmes que ni lui ni personne d'autre n'a plus atteintes depuis.


Retrouvez le test de l'édition Blu-Ray ci-dessous :
Vos réactions


logAudience