Par Christian Lévêque - publié le 27 août 2008 à 03h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h43 - 0 commentaire(s)
Ils sont tous là, il y en a dix-sept, mais ce porcelet-là n’est pas comme ses frères, c’est le plus rapide de tous ; on l’appellera Rudy, en souvenir de son grand-père, le grand Rudy 1er, un champion ! Visitant la ferme avec sa classe, Nigel fait sa connaissance, lui donne le biberon, et sans le savoir, le goût d’une liberté qu’ils vont conquérir ensemble, au terme d’une série de mésaventures assez classiques.

RUDY
Tous publics
Tf1 vidéo
Film : 1h27
Réalisation : Peter Timm
Avec Maurice Teichert, Sebastian Koch, Sina Richardt, Sophie von Kessel
Langue originale, Allemand, ici deux VF : Dolby Digital 5.1 et Dolby Stéréo (une home vidéo)
(disponible en streaming et téléchargement Tf1 (48h avant 30 jours)
Suppléments : un jeu (avec lien sur Internet) ; des fonds d’écran, le making-of du film, à voir si l’on veut comprendre comment on dresse un porcelet.



Comment le cochonnet prend-il conscience d’une communauté de destin entre Nigel et lui au point de quitter l’enclos familial pour le suivre après la visite de la ferme ? Leurs mères sont mortes l’une et l’autre, ça rapproche. Et Nigel ne vit-il pas un peu comme une bête lorsque son père, chercheur et médecin accaparé par son travail et par la belle Tania le laisse seul des semaines entières ?

Toujours est-il qu’il ne l’a pas volé ce compagnon rose et maladroit, héros des enfants et terreur des parents, qui pique le cookie des voisins de classe et boit leur coca en pleine leçon ; la maîtresse elle-même devra le reconnaître, Nigel a bel et bien sauvé son compagnon des griffes et des crocs des chiens qui le coursaient. Plus tard, bien plus tard, le cochon le sauvera à son tour, lui et sa future demi-sœur Féli (pour Félicity), la fille évidemment jalouse, insupportable et colérique de Tina.



"Eh Nigel on dirait que t’as enfin trouvé quelqu’un qui te comprend !" lui ont dit ses copains de classe, qui ont compris comme nous que Nigel pleure sa mère, et qu’on ne la remplacera pas si facilement. "J’ai rencontré quelqu’un lui avait dit son père", cela ne signifiait pas nécessairement que ce quelqu’un allait partager leur vie ! D’épisode en épisode se déroule une histoire assez typique des difficultés de s’entendre quand deux familles tentent de fusionner, mais ce ne sont pas que des histoires de goûts et de couleurs. L’une ne veut pas de père, l’autre pas de mère, ils concluent un pacte et établissent un plan d‘action, espérant provoquer entre les adultes une crise qui les séparerait. Puis Nigel fugue, rejoint par elle, à la recherche du paradis des cochons, où sangliers et porcs de toutes origines vivent en paix, loin des hommes, pour y libérer Rudy.

Une image simple et une réalisation sobre, ainsi qu’une bonne prestation d’acteurs crédibles, permettent de rapprocher le film d’une série comme celle des Maman j’ai raté l’avion… plutôt que d’un Beethoven plus lourd, au thème pourtant similaire. Passons sur quelques scènes un peu scabreuses où l’humour scatologique s’impose logiquement mais sans plaire, et laissons nos enfants en profiter, c’est de leur âge.



Note : 7/10
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