Sorti la semaine dernière sur les écrans français avec des premiers chiffres plutôt bons,
Terminator Renaissance bénéficie de l'appui musical d'un prestigieux compositeur qui doit sa notoriété à son travail avec
Tim Burton. Danny Elfman prend donc le relais de Marco Beltrami qui s'était chargé du troisième opus avec une efficacité certaine.
Terminator Renaissance - Danny ElfmanHonorer le passé mais créer un renouveau. Voici le leitmotiv de cette bande originale.
Brad Fiedel, instigateur doué d'une thème principal qui colle à la peau de la création de
James Cameron depuis 1984, n'est ici jamais clairement cité. Si son
Main Title n'est pas distinct, les percussions métalliques, véritable emblème de la série, sont au diapason et surgissent sur plusieurs morceaux de cet album (
The Harvester Returns,
Hydrobot Attack,
). Il manque pourtant au nouveau thème central de Danny Elfman un caractère trempé dans l'acier. Son Opening fait preuve d'un savoir-faire inévitable mais manque cruellement d'envergure et de mélodique. A trop vouloir jouer la carte de la simple illustration sonore, le musicien se complaît dans des tonalités purement nerveuses et ne force pas son talent. On retiendra surtout Broadcast, s'introduisant avec une guitare sèche et muant au fur et à mesure en un mouvement symphonique libérateur. A l'image de sa présence discrète dans le long-métrage, l'écoute seule de la partition ne procurera qu'un infime plaisir. Il reste des promesses sonores qui ne demandent qu'à s'émanciper et qui seront éventuellement tenues dans les hypothétiques prochains volets de cette nouvelle trilogie.