Par RLV - publié le 30 novembre 2004 à 06h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h12 - 2 commentaire(s)
Alors qu’il ne sort que le 29 Décembre dans l’Hexagone (adéquat pour les fins d’années), The Grudge, remake habile de Takashi Shimizu de son propre film, est prévu pour Février prochain en zone 1 (oui, déjà).
Rappel de l’histoire: Dans ce qui paraît être une paisible maison de Tokyo se cache l'un des fléaux les plus épouvantables qui soient. Quiconque franchit le seuil de la demeure est aussitôt frappé par une malédiction qui ne tardera pas à le tuer dans un sentiment d'indicible rage. Alors que le nombre de victimes augmente, une jeune Américaine, Karen, se trouve brutalement confrontée à l'horreur de cette réalité. Pour elle, il n'est désormais plus temps d'ignorer ou de fuir, il faut comprendre pour avoir une chance de survivre...

Carton surprise au box-office US, cette relecture aurait dû ressembler à un produit calibré pour ados en manque de frayeurs. Problème: en relisant sa copie, Shimizu a fait mieux. Un chouia moins flippant mais plus substantiel, plus émotionnel, plus cohérent, The Grudge, le remake fonctionne en adéquation avec un film originel plus opaque.


Une sorte de copie améliorée qui reprend les éléments de la première version (structure narrative alambiquée, intrigues parallèles, distorsion du temps) en mieux. En plongeant des personnages américains (Sarah Michelle Gellar, Bill Pullman, Clea DuVall) dans un environnement nippon auquel ils n’arrivent pas à s’acclimater, Shimizu agrémente son intrigue originelle d’une allégorie sur la solitude et la peur de l’étranger. La combinaison des deux pays est fructueuse: elle confère de fait une dimension corrosive derrière ce remake bâtard qui ne se laisse pas avoir par les sirènes Hollywoodiennes et tente d’imposer sa singularité dans un circuit aseptisé. Malignement, Shimizu donne l’occasion à des acteurs nippons comme l’excellent Ryo Ishibashi (Audition, Suicide Club) de performer des personnages complexes et de se fabriquer un passeport. Sous ses faux airs de truc pour jeunes shootés à Halloween, un paquet cadeau empoisonné déguisé en produit mercantile. Incontestablement, ce n’est pas brillant, mais la subversion latente l’emporte sur l’impression de redite.


La jaquette du zone 1
Ce doux poison bénéficiera pour sa sortie DVD d’un transfert 16/9 compatible 4/3 et d’une piste audio anglaise en Dolby Digital 5.1, et certainement française dans le même format, et de sous-titres anglais, français et espagnol. En guise de suppléments, nous retrouverons les bonus suivants:

  • Commentaires-audio de Sam Raimi, Ted Raimi, Sarah Michelle Gellar.
  • Documentaire de 60 minutes fractionné en sections multiples
  • «Under the Skin», featurette sur la peur au cinéma.

    Sortie zone 1 : 1er février 2005

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