Par La Rédaction - publié le 13 août 2007 à 00h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h29 - 0 commentaire(s)
La Légende du Dragon Rouge : Connu des fans de Jet Li et des cinéphiles HK en général sous le titre La Légende Du Dragon Rouge, La Légende Du Dragon Rouge n'aura malheureusement pas connu de sortie en salles française alors qu'il en était question en mai 2002 (voir news). C'est donc directement en DVD qu'il nous arrive et de façon double puisque cette édition collector nous propose 2 montages du film, le premier étant la version internationale écourtée de 15 minutes par les américains et qui sorti d'ailleurs au USA en Z1 sous le titre Red Dragon et le deuxième, la version intégrale du film, identique à celle du DVD All Zone Universe précédemment testé, et dont voici la critique avant d'entamer un inévitable comparatif par rapport à ce qui été éjecté voire modifié dans la version US.


La Clé de verre : Agent électoral aux méthodes musclées, Paul Madvig s’éprend de la fille du Sénateur Ralph Henry et décide alors de le soutenir aux élections au grand dam du gérant de salles de jeux Nick Varna. Lorsque le fils du sénateur est retrouvé mort, tout accuse Madvig dont la sœur fréquentait le jeune homme contre son gré. Pendant que Varna fait tout pour accuser Madvig, Ed Beaumont, conseiller et stratège à l’amitié indéfectible, tente de sortir son ami d’affaire …


Ancien assistant de Mack Sennett et ancien monteur, Stuart Heisler adapte le polar de Dashiell Hammett suite au succès l’année précédente en 1941 du Faucon Maltais de John Huston avec Humphrey Bogart. Pour cette seconde adaptation de La clé de verre, après celle de Frank Tuttle en 1935, le réalisateur fait appel au couple vedette des films noirs, Alan Ladd et Veronica Lake, pour leur deuxième collaboration ensemble juste après le triomphe de Tueur à gages… de Frank Tuttle.


La Tête de Maman : Remarquée avec ses deux courts métrages Les Baisers des autres (2003) et L’Aîné de mes soucis (2004), judicieusement disponibles en bonus du dvd, Carine Tardieu signe avec La Tête de maman son premier long métrage. En fait, La Tête de maman est la synthèse de ses précédents films en abordant le thème de la mère, de la maladie (le cancer de sa mère) et du deuil en perspective. La cinéaste a perdu sa mère à l’âge de 26 ans. Depuis, elle n’a cessé d’essayer de faire son deuil à travers son histoire, celle de sa famille, celle de sa mère, en tentant de se remémorer les moments où elle aurait pu dire à sa mère combien elle l’aimait alors qu’elle était trop préoccupée par sa crise d’adolescence. Comme la chanson Non je n’ai rien oublié de Charles Aznavour, la réalisatrice explique : "J'ai souvent entendu ma mère parler de l'un de ses premiers amours, Jacques, dont elle s'est séparée sous la pression parentale car elle était juive et pas lui. Même si par la suite, elle a vécu une belle histoire d'amour avec mon père, elle a magnifié le souvenir de cet homme. J'ai repris à mon compte cette espèce de fantasme masculin mais je ne l'ai jamais recherché comme dans le film.". Avec ce film, Carine Tardieu explore et approfondit les bases posées avec ses courts-métrages et tourne ainsi une page de sa vie.

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