Par La Rédaction - publié le 20 mars 2007 à 05h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h30 - 0 commentaire(s)
Premier long-métrage de Jacques Rivette datant de 1958, ce film est à replacer dans le contexte bouillonnant et furieusement passionnel de la cinéphilie de l’époque. L’estampiller Auteur n’est donc pas un moindre mal et cela dans toute la plénitude que la jeune critique des Cahiers du Cinéma attribuait à l’appellation. Faire de ce film un jalon non négligeable de la production cinématographique annonçant la Nouvelle Vague ne serait donc en rien immérité. C’est ainsi tant par son traitement que par le choix de son surprenant sujet que Paris nous appartient explore un genre et une audace qui dénote par sa nouveauté dans la filmographie plus conventionnelle du temps. Précédant de quelques années La Religieuse qu’il adaptera de l’oeuvre de Diderot, cette première tentative cinématographique est l’occasion pour lui d’inscrire ses idées sur pellicule et de mettre en pratique tout ce que ses années d’écriture lui auront apporté en réflexions critiques. Mais ce sera également le point de départ d’une dispositif de filmage basé sur la liberté et la spontanéité. En effet, outre le thème du complot ou la dimension particulièrement théâtrale de son oeuvre, sa propension à tourner en l’absence d’un quelconque scénario est déjà une certitude et c’est l’idée d’un tournage remodelé et façonné dans l’immédiate quotidienneté qui prime déjà.





Retrouvez les tests complets de Paris nous appartient, Convoi vers la Russie avec "Bogie" (dans les bacs le 28 mars), et C'est pas moi !... (prévu de sortie le 6 avril) ci-dessous :
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