
Sublime ! Voici l'exclamation qui reviendra le plus souvent à la redécouverte d'Avatar dans son salon. Le format Blu-Ray fait l'objet de toutes les attentions avec un disque exclusivement consacré au film (pas la moindre bande-annonce en amorce). On aurait pu craindre une perte d'immersion suite au passage à la 2D (la plupart des spectateurs découvrirent le film en salles et en 3D), or il s'agit bien plus d'une redécouverte de Pandora, de sa faune et sa flore. Les inquiétudes sont balayées dès les premières images encodées en MPEG 4 (résolution 1080p).
Le contraste s'avère d'une maîtrise incontestable, et le piqué démentiel. Après plusieurs visionnages du film en salles, on se surprend encore à découvrir des détails oubliés de la luxuriante jungle (ce perfectionnisme atteint jusqu'aux écorces des arbres à l'écran, d'une précision redoutable). Le format vidéo choisi, 1.78, ne perturbe pas la vision et s'impose de même naturellement.
On ne louera jamais assez l'équipe en charge du master vidéo d'avoir su garder un discret aspect organique (la peau rocailleuse des ikrans, les visages des Na'vis) là où on aurait pu angoisser d'avoir une image trop lisse, trop « numérique » (comme I, Robot).
Autre point, primordial au niveau de la mise en scène d'Avatar, la profondeur de champ. Et dire que le Blu-Ray fait des merveilles est encore en-dessous de la vérité. L'aspect tridimensionnel cher au support se révèle d'autant plus marquant que chaque plan du film est finement détaillé (avant-plan et arrière-plan des plus composés). L'ascension vers le repère des ikrans est l'une des captivantes illustrations de cette remarque.
Pour sa première arrivée en vidéo, Avatar était attendu, et ne déçoit pas en se plaçant d'emblée comme disque de référence HD (devant District 9 et 2012).